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Le lin. Un remède pour la vache qui rote

On était alors en pleine crise de la vache folle. Alors que la Marguerite et la Noiraude en prenaient déjà pour leur grade, une étude scientifique révélait soudain que les vaches rejetaient également des gaz à effet de serre en grande quantité. On mit d’abord cela sur le compte de chercheurs pétomanes mais la confirmation allait rapidement venir d’autres études complémentaires pour indiquer que la quantité émise représentait pas moins du cinquième des gaz à effet de serre produits dans le monde. Rien que ça ! Mais contrairement à ce qui avait été dit dans un premier temps, la part de responsabilité appartenait moins aux flatulences des vaches qu’à leurs rots, ce qui ne réduisait pas le problème mais situait mieux l’origine.

Une étude européenne

Depuis, les voix écologistes prônent la réduction de la production animale (et pas seulement pour cette raison) tandis que d’autres se sont mis à chercher les moyens d’exploiter ces rejets par méthanisation ou mieux encore, à en réduire la quantité produite par les vaches.

Depuis quelque temps déjà, des éleveurs comme des coopératives (Terrena, entre autres) ont mis en avant les vertus du lin dans l’alimentation animale pour réduire la quantité de rots. Il ne manquait plus qu’une étude de grande ampleur pour confirmer ces premières indications.

C’est fait. Elle vient d’être présentée au salon Euro Tier en Allemagne après avoir été menée dans un soixantaine d’exploitations laitières européennes. Les résultats sont probants puisque selon les exploitations, la baisse de la quantité de méthane produite va de 10 à 37 %, indiquent les résultats de cette étude.

Elle va probablement servir de base à des mesures que les pouvoirs publics pourraient encourager dans le cadre de la Cop 21 et faire l’objet de recherches complémentaires sur les vertus du lin. Car s’il coûte plus cher que le soja pour l’alimentation animale (10 % environ) il a d’autres vertus puisque sa teneur en oméga 3 aurait des conséquences positives sur la quantité de lait produite mais aussi sur la qualité de la viande. Donc sur la consommation humaine dont on sait à quel point elle est aujourd’hui l’objet de toutes les attentions.

Alors bientôt un label « Nourri au lin » ? Dans l’Hexagone on ne serait pas contre puisque la France est actuellement le premier producteur mondial de cette fibre jusqu’à présent surtout connue pour son usage dans le textile.

Pierre Vincent
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