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L’immigration a soutenu le Centre-Bretagne

Pendant toute la deuxième partie du vingtième siècle, la population n’a cessé de décroître dans la Bretagne centrale, celle dont la démographie fut longtemps portée par une agriculture active à défaut d’être prospère. Les campagnes ont commencé à se vider peu à peu et les bourgs à dépérir. Mais au tournant du siècle, ce déclin démographique a soudainement cessé.

C’est le premier constat que tire l’Insee d’une étude qui vient d’être consacrée au Centre-Bretagne et au Pays de Pontivy, territoire qui compte aujourd’hui 140.000 habitants. Depuis 1999, année d’un recensement général de population, la courbe démographique s’est inversée pour recommencer à croître à un rythme de + 0,7% par an alors que le solde naturel s’équilibrait à peine entre naissances et décès. 

La croissance il faut aller la chercher du côté de l’arrivée de population venant de l’étranger,  les Britanniques formant la quasi-totalité de ces contingents migrant vers des secteurs aux prix immobiliers autrement plus accessibles qu’Outre-Manche.

L’installation de ces familles (8% aujourd’hui de la population totale) a permis de sauver certains bourgs et de freiner le vieillissement : 42,1 ans contre 41,2 dans le reste de la région.

Surtout des employés et ouvriers

Si l’on se réfère aux catégories sociales, ce sont les ouvriers et les employés qui sont aujourd’hui les plus nombreux dans le Centre-Bretagne du fait de la part importante du tissu industriel, notamment dans l’agroalimentaire. Certes l’industrie a perdu des emplois sur cette période (–3%) mais a plus limité la casse que le reste de la région (-7%). En revanche, l’agriculture a payé un très lourd tribu puisque depuis 1999, environ 800 emplois agricoles ont disparu en Bretagne centrale ! Le secteur tertiaire (57%) est quant à lui logiquement inférieur à celui de la région (74%).

On notera enfin que malgré une hausse de la qualification de la main-d’oeuvre, ce territoire présente des lignes de fragilité sociale perceptibles dès le jeune âge. 11,5% des jeunes à l’entrée en sixième ont un an de retard (contre 10,1% dans le reste de la région) et ces dernières années, la hausse du nombre de demandeurs d’emplois et d’allocataires au RSA a été plus forte que dans le reste de la Bretagne.

 

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