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Les îles donnent des ailes au marketing

La conserverie artisanale Groix et Nature vient d’inaugurer sa nouvelle usine de production à Groix, affichant un succès commercial exponentiel. Perçues comme un label, Groix et les îles bretonnes deviendraient-elles des outils marketing ?

On connaît déjà la Belle-iloise, célèbre conserverie haut de gamme qui essaime ses boutiques branchées et ses produits raffinés un peu partout en Bretagne et sur le littoral français, jusque dans la capitale à la Grande Epicerie de Paris. Depuis 5 ans, son chiffre d’affaires progresse au rythme de 10% par an (33 millions d’euros en 2013). On connaît aussi, un peu moins mais ça progresse, Groix et Nature, une autre conserverie de poisson, installée sur l’île de Groix, en face de Lorient. L’année dernière, la société a vendu un million de pots de terrine, soit deux fois plus qu’en 2007. Un beau succès qui a mené à l’inauguration d’une nouvelle usine de plus de 1 000 m² le 2 octobre dernier. A Groix, on trouve déjà les « caramels de Groix », les ormeaux de Groix, les escargots de Groix, et on attend l’ouverture imminente d’une biscuiterie. Pas d’IGP ou d’AOC, seulement le nom de Groix qui vient ici par sa simple évocation valoriser un produit local.

Les îles deviennent-elles des marques ? Il faut croire que la tendance va dans ce sens. L’île de Ré a ouvert la voie : elle a ses pommes de terre (qui bénéficient d’une AOC), son pineau, son sel, ses ânes en culottes et même sa marque « Ile de Ré French Atlantique Island ». Quand on voit le succès des îles dans l’économie touristique, il est légitime d’essayer d’étendre le phénomène à la consommation courante, et notamment à l’alimentaire. Mais à trop vouloir en user, les breizhîliens ne risquent-ils pas d’en abuser ?

Anne-Laure Jaouen
1 Commentaire
  1. MARC

    L’authenticité et la qualité seront toujours les meilleurs facteurs pour vendre et en cela, les îles en particulier et la Bretagne en général, ne manquent pas d’atouts ni de produits. C’est donc avant tout le produit qui permet le marketing et son impact sur le consommateur et pas l’inverse. Développer la mise en valeur de ces atouts doit permettre d’accroître l’emploi local.

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