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Le tourisme breton retrouve de belles couleurs

L’Insee vient de publier les chiffres du tourisme estival 2015. La Bretagne enregistre la plus forte progression des régions littorales (+6,1%), confirmant ainsi qu’elle est aussi la région la plus touchée par des cycles saisonniers.

Les professionnels bretons du tourisme n’avaient pas manqué de le remarquer : après un été 2014 à la météo très bien disposée, la Bretagne a attiré beaucoup de touristes cet été. Il ne restait plus qu’à quantifier le flux. C’est ce que vient de faire l’Insee en publiant, en cette fin d’année, les chiffres du tourisme estival, celui qui de mai à septembre concentre l’essentiel de l’activité du secteur.

Le résultat vient confirmer les impressions relevées cet été : le tourisme breton a progressé de 6,1%, ce qui donne à la Bretagne le ruban bleu de la progression des zones littorales françaises, seulement devancée par la Bourgogne-Franche-Comté avec + 6,4%. Ce résultat est d’autant plus remarquable pour la Bretagne qu’elle avait été l’une des rares de France à progresser en 2014.

Des hauts et des bas

Ces chiffres confirment que la péninsule bretonne est actuellement dans un cycle vertueux. Car la Bretagne, plus qu’ailleurs, est une région touchée par des cycles touristiques en fonction d’événements extérieurs ou d’aléas climatiques. Si on remonte aux années 90, on voit se succéder des cycles bien identifiés:

  • Sous les vents portants des grandes fêtes des vieux gréements, alors très à la mode, la Bretagne des années 90 voit monter progressivement sa fréquentation touristique.
  • Brutal coup d’arrêt en 1999 avec le naufrage de l’Erika. Les images désastreuses ont un fort impact, surtout à l’étranger et notamment en Allemagne qui fournit chaque année un lot important de touristes à la Bretagne.
  • Pendant les années qui suivent l’Erika, les chiffres sont en baisse continue jusqu’à ce qu’un événement climatique qui ne la concerne pas remette la Bretagne en tête d’affiche : la canicule de 2003. L’Ouest accueille cet été-là des hordes de touristes fuyant les grandes chaleurs et pendant les années suivantes, la fréquentation repart à la hausse.
  • Mais le thermomètre, lui, ne tarde pas à repartir à la baisse. A partir de 2006-2007, la région va vivre une série d’étés maussades qui véhiculent un très mauvais bouche-à-oreille et entraînent une nouvelle baisse progressive et significative de la fréquentation.
  • Le soleil se décidant enfin à se mettre de saison, quelques étés souriants à partir de 2012 redonnent du tonus au tourisme breton jusqu’à ce chiffre flatteur de 2015 qui place la Bretagne en tête des progressions littorales.
  • Le cycle va-t-il à nouveau s’inverser l’an prochain ? Le mois d’août 2015 particulièrement maussade n’aura pas été la meilleure pub pour la Bretagne .
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