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Le conseil d’Etat approuve le référendum sur Notre-Dame-des-Landes

C’est oui ! Le Conseil d’Etat a décidé, lundi après-midi, d’approuver la procédure de consultation prévue le dimanche 26 janvier en Loire-Atlantique, un référendum local pour dire oui ou non au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Cette procédure, qui n’est que consultative mais en mesure d’éclairer le débat, a été circonscrite aux seuls habitants de ce département. 967.500 électeurs doivent ainsi être appelés aux urnes après la décision de Manuel Valls de lancer cette procédure encore assez peu usitée en France. Mais ce périmètre avait aussitôt soulevé un chapelet de protestations de la part des opposants qui n’ignorent pas que la Loire-Atlantique est globalement favorable au projet en raison des contraintes que l’actuel aéroport fait peser sur la ville de Nantes. Ces opposants souhaitaient que ce périmètre concerne l’ensemble des collectivités locales qui financent ce projet, c’est-à-dire au minimum l’ensemble de le région Pays-de-la-Loire (Loire-Atlantique, Vendée, Sarthe, Maine-et-Loire et Mayenne), voire même la Bretagne puisqu’elle est doublement concernée. Elle finance elle aussi le projet et certains de ses aéroports, Brest et Quimper notamment, peuvent être impactés par le nouvel équipement de Notre-Dame-des-Landes.

D’autre part, les opposants estimaient également que la question posée est biaisée car elle demande aux votants de dire s’ils sont ou non favorables au « transfert » de’ l’aéroport de Nantes Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes. Or, objectent-ils, il n’y a pas de transfert puisque la piste de l’actuel aéroport de Nantes sera conservée pour être utilisée par l’usine Airbus-Industrie  de Nantes.

Le conseil d’Etat n’a pas suivi les opposants et a donc décidé d’approuver en indiquant que

 « les termes de la question soumise aux électeurs, qui ne sont entachés d’aucune erreur ou ambigüité, ne sont nullement de nature à porter atteinte à la sincérité du scrutin organisé par le décret attaqué« .

La consultation aura donc lieu le dimanche 26 juin et si le vote est favorable au transfert, les travaux démarreront à l’ automne, comme prévu, après épuisement de tous les recours. En revanche, si le vote est négatif, François Hollande a d’ores et déjà indiqué que c’en serait fini de ce projet. Ce qui coûtera, au minimum, 200 millions d’euros à l’Etat en indemnités diverses.

 

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