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Le Bluebus breton à Paris. Un enjeu capital

Après la Bluecar et l’Autolib, cette fois c’est le Bluebus de Bolloré qui débarque à Paris. Lundi, le premier exemplaire de ce bus électrique, fabriqué et assemblé à Ergué-Gabéric, près de Quimper, a été lancé dans la capitale pour circuler sur la ligne 341 qui sera la première entièrement électrique. De Cligancourt à la place Charles de Gaulle-Etoile, 23 Bluebus feront de cette ligne la plus propre de la métropole parisienne.

Pour montrer tout l’intérêt qu’elle y attache, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France était lundi aux côtés de Vincent Bolloré et de la présidente de la RATP, Elisabeth Borne, pour donner le départ du premier Bluebus, en avant-garde d’une armada qui va petit à petit remplacer les bus classiques dans les dix prochaines années.

Les élus de la région parisienne ont en effet décidé de basculer entièrement dans les transports propres d’ici à 2025 en équipant la capitale de 4.500 bus verts. 80% seront électriques et 20% alimentés au biogaz.

Paris vitrine mondiale

On imagine l’enjeu que représente ce marché parisien pour l’usine de Quimper dont la chaine de montage du Bluebus a été inaugurée en janvier dernier par Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie. Vincent Bolloré a indiqué, à cette occasion, que l’usine pourrait être agrandie pour augmenter la capacité de fabrication et d’assemblage de ces bus pouvant transporter une centaine de personnes. Huit batteries au lithium assureront une autonomie de 180 à 250 kilomètres , selon les conditions de circulation. Elle sera suffisante pour le transport quotidien des passagers, les bus étant rechargés toutes les nuits, aux heures creuses sur le réseau électrique.

Paris ambitionne de devenir la référence mondiale pour les transports publics très bas carbone et Vincent Bolloré est bien placé pour savoir à quel point la capitale française peut devenir une formidable vitrine pour le Bluebus comme ce fut déjà le cas pour la Bluecar. Surtout en ces temps difficiles dans la plupart des grandes métropoles mondiales, menacées d’asphyxie par les particules fines. Et notamment en Asie où les villes ont grandi bien trop vite, sans prendre en considération des impératifs atmosphériques qui leur reviennent aujourd’hui comme un boomerang.

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