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L’Arbre à vent n’ a pas pris racine !

Le tribunal de commerce de Saint-Brieuc a prononcé au début du mois, la liquidation de la start-up NewWind. C’est elle qui avait imaginé le concept de mini éoliennes, en forme de feuilles d’arbres. La jeune société avait bénéficié d’un bon coup de pouce de la part d’Arnaud Montebourg, qui en octobre 2015 en avait acquis quelques actions et en était devenu le président du conseil de surveillance, un poste qu’il a quitté en octobre 2016, tout en restant actionnaire à 0,20% du capital.

Dirigée depuis la périphérie de Saint-Brieuc, par Jérôme Michaud Larivière, la start-up née en 2011, employant 13 salariés avait obtenu le soutien de la région Bretagne, du département des Côtes-d’Armor et d’Armor-Angels ( une association costarmoricaine visant à aider les porteurs de projets ) et avait constitué pour se lancer un capital de 1,5 millions d’euros.

Du vent dans les arbres

Son idée était originale et prometteuse sur le papier. A titre d’exemple, les concepteurs du projet expliquaient qu’un « arbre » à lui seul pouvait assurer la production électrique d’une dizaine de lampadaires ou de 100 m2 de bureaux. « Les turbines silencieuses » de ces arbres étaient aussi des arguments avancés pour intéresser les collectivités ou les pavillonneurs. Proposés à 45.000 euros l’unité, ces drôles de machines ont vite eu le vent en poupe, même si quelques incidents de fonctionnement ont parfois été mis en lumière par la presse, notamment « Le Canard Enchaîné », pas mécontent de décoiffer un peu le vibrionnant Montebourg.

En octobre dernier, l’hebdomadaire avait publié un article laissant entendre que « l’innovation était dangereuse pour le public, peu productive et très chère ». Il y était aussi, fait état de prototypes ayant perdu des ailes suite à de forts coups de vent. A cette occasion, le patron de la start-up, avait annoncé son intention de porter plainte contre le Canard.

Au delà de ces incidents, et malgré une quarantaine de commandes annoncées, se sont ajoutés en fin d’année dernière des difficultés de trésorerie. Elles ont valu à la start-up d’être placée en en redressement judiciaire, pour une période de six mois renouvelable. A ce moment, Jérôme Michaud-Larivière, se voulait rassurant : « tout est en place pour que les choses se débloquent courant janvier » déclarait-il à nos confrères du Télégramme. Un optimisme que n’ont visiblement pas partagé les juges consulaires.

Patrick le Nen
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