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Langoustines. Plus nombreuses cette année

Elles sont belles et abondantes sur les étals bretons. En ce mois de mai, les langoustines illuminent les marchés aux poissons de leur belle couleur rose luisant. Et les prix sont plutôt sages, sauf bien sûr quand des périodes de congés attirent la clientèle touristique qui fait mécaniquement monter les prix. Eternelle loi de l’offre et de la demande.

Cette année, l’offre est à la hausse. Après avis du CIEM (Conseil international pour l’exploitation de la mer), les quotas sont en augmentation de 7 % par rapport à 2018. Il est vrai que l’an dernier, cet organisme avait préconisé de serrer un peu les boulons. La grande vasière du golfe de Gascogne, celle qui court du Sud-Bretagne à la Gironde, avait donné pendant trois ans de très bonnes estimations de ressources, au point qu’en 2017, le stock avait victime d’une légère surpêche avec une évaluation du stock un peu erronée. Pas de prises très excessives mais le CIEM avait préconisé de rectifier le tir dès 2018, avec une baisse programmée de 13 % des apports. La langoustine, l’an dernier était devenue plus rare et donc forcément un peu plus chère.

Compter les terriers…

Cette année, l’étau est donc desserré avec cette hausse des quotas de 7 %, faisant suite au nouveau procédé de comptage mis en place sur la grande vasière. Désormais, c’est un navire équipé d’une vidéo qui se livre, chaque année, à une évaluation plus précise que la méthode précédente. Comment procède-t-il ? Grâce à un traîneau tiré sur le fond, le navire effectue un comptage par vidéo de tous les terriers de langoustines sur un périmètre donné. Il suffit ensuite de faire une extrapolation sur l’ensemble de la vasière pour connaître approximativement le nombre précis d’individus.

Selon cette comptabilité très terre à terre, il y aurait actuellement 3,7 milliards de langoustines dans la grande vasière du golfe, planquées dans leur terriers d’où elles ne sortent que pour aller casser la croûte. Et où elles restent bien terrées quand le temps est mauvais, raison pour laquelle les bateaux ne sortent pas ces jours-là.

Donc bon appétit ! Dégustez quelques petites langoustines, c’est la saison. Et réjouissons-nous de constater que cette hausse des quotas témoigne d’un bon état de la ressource, comme on a également pu le constater cette année pour la coquille saint-jacques dont les stocks, en baie de Saint-Brieuc ont retrouvé leur niveau des années 70. Dans un cas comme dans l’autre, ce sont les efforts de gestion et les bonnes pratiques qui génèrent ces résultats encourageants.

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