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Lamballe. Les nouveaux défis de la carrosserie Labbé

Ici on a jadis carrossé la voiture blindée de Tito, l’ex-dirigeant de la Yougoslavie. Mais aussi des centaines de camions blindés pour le transport de fonds. Et des véhicules de toutes formes puisque c’est la spécialité de la maison : monter des carrosseries sur des chassis qui lui sont livrés.

Au fil d’une histoire entamée après guerre, la carrosserie Labbé de Lamballe (170 salariés) a connu de belles lignes droites, des virages parfois serrés et a même frôlé la sortie de route en 2008. La crise est tombée sur elle avec brutalité, au point de faire chuter le chiffre d’affaires de plus de 50 %, d’une année sur l’autre. Elle aurait pu ne pas s’en remettre tant le choc fut rude. Mais par bonheur, la société Gruau, un des leaders européens de la carrosserie, a vu dans la reprise de Labbé une opportunité d’élargir sa gamme.

Depuis, l’entreprise lamballaise a retrouvé la bonne carburation et des chiffres d’affaires supérieurs à ceux de l’avant-crise (28 M€ en 2016). Elle est aujourd’hui leader français pour la carrossage des fourgons grand volume de moins de 3,5 tonnes, ceux qui servent généralement au transport de meubles, de messageries mais qui constituent également l’essentiel de la flotte des véhicules utilitaires de location.

Mais l’entreprise répond aussi à toutes les demandes d’aménagement, allant de la pose de hayons élévateurs aux transformations pour les transports de matières dangereuses. Et forte de la fabrication de plus de 3.000 carrosseries par an et de son implantation dans son nouveau site de Plestan, l’entreprise se lance un double défi : l’élargissement de son activité dans le poids lourd et les contrats export. En réussissant récemment à décrocher deux gros contrats en Allemagne, la carrosserie Labbé s’est résolument lancée vers de nouveaux horizons.

Pierre Vincent
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