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L’agriculture, moteur de la Bretagne

Si la Bretagne était un tracteur, l’agriculture serait son moteur, celui qui propulse cette géante mécanique toujours plus loin sur un chemin pavé de records et de difficultés. Un vrai générateur d’emplois, dont la technicité est sans cesse revue à la hausse pour anticiper les virages et les coups durs.

Le poids de l’engin

La Bretagne est classée première région de France en productions animales, tant en volailles de chair, en œufs, en lait, en viande de veau et de porc : elle représente entre autres près de 56% du tonnage national de viande porcine. Le secteur de l’industrie agroalimentaire breton représente ainsi à lui seul 12% du chiffre d’affaires de l’hexagone : si la Bretagne figure en haut des classements dans ces domaines, c’est qu’elle n’a jamais cessé de mettre la recherche au cœur de ses filières et se prépare déjà pour les potentiels podiums à venir.

Anticiper l’alimentation de demain

Ainsi lors de l’assemblée générale annuelle de la SICA (Premier groupement français de producteurs de légumes), le samedi 18 mars dernier, on nous explique que l’alimentation du futur se prépare depuis 5 ans déjà. C’est ce qu’a annoncé son président Jean-François Jacob, assurant que « La plus grande révolution des 20 prochaines années ne viendra pas de l’industrie mais bien de la valorisation du végétal dans l’alimentation, la santé, la protection des plantes ». Des domaines où les vertus de l’algue vont peser dans la balance, tant au niveau de l’alimentation humaine qu’animale, que dans la culture des plantes.

Exploitations : sonner l’alarme

On pourrait ici présenter tous les arguments du monde pour montrer à quel point l’agriculture nous est vitale à court, moyen et long terme : il ne faut pas cacher les difficultés du secteur aujourd’hui. Selon une publication de la DRAAF Bretagne en février dernier, « le nombre d’exploitations agricoles en défaillance (ouvertures de redressement judiciaire ou liquidations judiciaires directes) a augmenté de 76 % en Bretagne (143 exploitations en 2016, contre 81 en 2015). Les éleveurs sont particulièrement touchés avec une progression de 122 % (100 en 2016, 45 en 2015) ».

Or dans le contexte électoral que l’on connaît, Jean-François Jacob alertait justement les élus à l’assemblée générale de la SICA : « Le premier minerai à protéger dès à présent en priorité est bien le Paysan, sans qui nombre d’emplois et de perspectives disparaîtront définitivement. Protégez-nous d’une fiscalité inadaptée, de l’excès de formalisme administratif, de la dérive d’écart de compétitivité avec nos concurrents mondiaux. Nous ferons le reste avec enthousiasme et panache ; notre capacité à innover en témoigne ».

Fanny Degorce
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