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L’aéroport de Rennes prend de la hauteur

L’an dernier, l’aéroport de Rennes a encore pulvérisé son record de fréquentation : 725.000 passagers, soit à nouveau + 13 %. Certes, ce chiffre ne le fait pas entrer dans le gotha des plateformes françaises puisque Nantes et Brest sont encore devant. Mais la plateforme rennaise est celle qui progresse le plus puisqu’elle n’était encore qu’à  500.000 voyageurs en 2014.

Depuis, elle a progressé de près de 50 % avec un gros coup d’accélérateur ces deux dernières années, alors que Notre-Dame-des-Landes avait du gros plomb dans l’aile. Manifestement, l’ombre tutélaire de ce gigantesque projet pesait sur le destin du petit voisin rennais. Mais depuis qu’il est apparu que cette plateforme était menacée de ne pas voir le jour, un verrou a sauté du côté de Rennes où le nombre de destinations, notamment à l’étranger, a soudain décollé.

Mais il serait abusif de n’y voir que l’incidence du fiasco de Notre-Dame-des-Landes. La capitale bretonne connaît depuis quelques années un dynamisme économique sans précédent, portée notamment par les nouvelles technologies et les sièges de des grands groupes. En toute logique, l’aéroport bénéficie de cet effet de souffle.

Allongement de la piste

Propriété de la Région et géré par la CCI et Vinci, l’aéroport rennais a désormais de nouveaux horizons. Et de grandes ambitions, au point que ses gestionnaires pensent qu’il atteindra les 2 millions de passagers dans les années à venir, maintenant que l’abandon de Notre-Dame-des-Landes redistribue les cartes. Mais la structure actuelle n’y suffira pas.

Un plan est à actuellement à l’étude pour réaliser des travaux, mais sans sortir de l’emprise aéroportuaire actuelle. Du reste, entre la ville d’un côté et la Vallée de la Vilaine et ses étangs de l’autre, il n’y a guère de possibilité d’extension. Mais l’espace disponible dans l’emprise actuelle autoriserait un allongement de la piste de 300 mètres pour accueillir la nouvelle génération d’avions moins bruyants et moins consommateurs de carburant. Mais il faut aussi agrandir l’aérogare et doubler les parkings, voire même les tripler si les prévisions d’envolée du trafic se confirment.

Gros chantiers en perspective et qui ne seraient probablement pas si vite sortis des tiroirs si Notre-Dame-des-Landes avait réussi son atterrissage.

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