langoustines

La langoustine a la pêche

Doucement les basses ! Dans les ports du sud-Bretagne qui pêchent la langoustine, on a commencé à appuyer sur le frein. La langoustine est visiblement en forme et si abondante que les pêcheurs ont déjà dépassé le quart des 3.600 tonnes de quotas annuels qui leur sont affectés alors qu’on n’est pas encore entré dans la période de forte demande et de prix rémunérateurs. Conséquence : sur les étals, les prix sont bas (environ 10 euros pour la petite et 5 euros de plus pour la grosse). Les consommateurs se régalent mais à ce train là, les quotas seront atteint quand viendra la forte poussée de demande estivale.

Pêcheurs de Bretagne, qui gère ces quotas et a contribué à mettre en œuvre de vertueuses mesures de protection de l’espèce, a donc demandé à tous les bateaux une limitation des prises à 400 puis 350 kgs par navire et par jour.

Une hausse des quotas ?

Ce printemps 2016 très prolifique vient après une année 2015 qui avait déjà été très bonne. A la même période, l’an dernier, les apports étaient également abondants et on avait assisté à la même pression à la baisse sur les prix. A cette différence près que cette année, les apports sont encore supérieurs à ceux de l’an dernier à la même date. A croire que la météo capricieuse qui sévit sur la Bretagne depuis quelques semaines donne du tonus à cette espèce qui semble apprécier la houle et le vent de nordet pour sortir de son terrier et s’en aller casser la croûte.

Du coup les pêcheurs réitèrent la demande qu’ils avaient déjà formulée : une hausse des quotas puisque de toute évidence, le stock se porte très bien après les mesures de régulation mises en place. Pas sûr cependant que du côté de Bruxelles on ait envie de desserrer les cordons d’une politique qui porte ses fruits.

Autre bonne nouvelle venue d’un peu plus au sud : l’Ifremer et le comité national des pêches viennent de donner les premiers résultats d’une campagne d’observation menée dans le golfe de Gascogne sur des espèces comme les anchois, les sardines, les maquereaux, les chinchards… Leur diagnostic est bon et, selon eux, les espèces observées se portent globalement bien, pour la plus grande satisfaction des pêcheurs.

Pierre Vincent
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