Plancha

Krampouz. La plancha cartonne

Cet été, dans les émissions de télé gastronomiques, on ne voyait plus qu’elle : la plancha est devenue un accessoire majeur de la gastronomie, et pas seulement en plein air. Il est vrai qu’elle cumule tous les atouts et que beaucoup de celles et ceux qui cuisinaient avec une poèle dans la main se laissent désormais tenter par ce plateau chauffant qui permet de cuire deux aliments à la fois, à des températures différentes. A gauche, le steak saisi, à droite les légumes qui cuisent aux petits oignons. Et avec ça, facile à nettoyer au lieu de se retrouver avec des poèles grasses plein l’évier.

Autre atout : cet ustensile-là attire les hommes. C’est une version du barbecue sans alcool à brûler pour l’allumer, sans retour de flamme, sans merguez archi-cuites et plus de décalage horaire entre les casseroles de la cuisine et le barbecue allumé trop tard. Tout est chaud en même temps. Et les hommes adorent être aux commandes d’un tel ustensile comme s’ils étaient à celles d’un Airbus A 320. Il est probable qu’il faut aussi chercher dans cette particularité le spectaculaire envol de la plancha, l’un des tubes de l’été gastronomique.

Une entreprise bretonne a opportunément senti venir le vent : la société Krampouz (70 salariés) implantée près de Quimper et jusqu’alors connue pour être le grand spécialiste des crépières, exportées dans nombre de pays. Sous l’impulsion de son Pdg, Serge Kergoat, l’entreprise s’est lancée dans la plancha alors que la diffusion d’émissions culinaires explosait sur les chaînes de télé. Bingo ! En dix ans, le chiffre d’affaires de l’entreprise (16 millions en 2016) a été multiplié par trois. Et la barre des 20 millions devrait se profiler à l’horizon quand on sait que depuis le début de l’année, Krampouz a enregistré une hausse de 50 % de ses ventes de planchas !

Pierre Vincent
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