Serge Kergoat, président de la société Krampouz depuis 2006.

Serge Kergoat, président de la société Krampouz depuis 2006.

Krampouz. Le Billig des champions

Solide comme un roc, la billig de Krampouz fête cette année ses 70 ans d’existence. Exportée dans plus de 160 pays, elle porte haut, et loin, les couleurs de la Bretagne. Parfois parée des décors de la faïencerie HB-Henriot, parfois de l’hermine, c’est aussi dans son plus simple appareil qu’elle met du baume tous azimuts.

Krampouz et sa légendaire Billig ont 70 ans tout ronds, tout chauds. Sans chauvinisme aucun, on peut l’élever au rang de « légende » du haut de son historique représentation, et une présence internationale dans plus de 160 pays. Point de racolage pour parvenir à une couverture terrienne de 85%. La solide et succulente réputation de la Billig made in BZH n’est plus à prouver. Aux manettes de cette PME basée à Pluguffan (29), Serge Kergoat.

Un électricien de Pouldreuzic

Serge aime citer Sénèque : « la chance est une question de préparation venant à la rencontre d’une opportunité. » Sa baraka à lui, c’est Krampouz. Née avec Jean-Marie Bosser, électricien malin, en 1949 à Pouldreuzic, la société fabricante de crêpière avait été reprise par le fils Bosser, Michel, avant que celui-ci ne lâche les spatules à Serge Kergoat, en 2006. « Michel a rencontré de nombreux acheteurs potentiels qui avaient une bien meilleure assise financière que moi. J’ai énormément d’estime pour lui. C’est un grand sage fondamentalement honnête. Et je lui dois de m’avoir choisi. Je lui dois tout », exprime le repreneur originaire de Quimperlé.

100 000 appareils Krampouz par an

A 60 ans, le tatig de la Billig est plus conscient que jamais de « la constante selon laquelle tout vient d’en haut ». Un patron ne serait finalement qu’un marionnettiste qui sait, ou non, favoriser le climat social, l’image, et la réussite d’une entreprise. D’où la très belle santé de l’entreprise bretonne. Un endroit où le « je » n’existe pas. Une boîte qui fait « on » lorsque Serge Kergoat parle Krampouz. « Les 80 employés, ici, sont heureux. Et le turn-over, aussi faible soit-il, ne tient qu’à des raisons personnelles. » Et c’est toute cette équipe dévouée à ses produits qui permet de sortir quelque 100 000 appareils par an, de contribuer à une croissance annuelle moyenne de 8 à 10% sur les dix dernières années, pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros.

Fini le « just Billig »

Aujourd’hui, l’histoire tourne toujours autour de la fameuse crêpière – la Billig Idol si l’on ose – mais d’autres appareils sont venus garnir la gamme : les planchas depuis 2007, les grils, bains-marie et autres appareils de cuisson de précision. La clientèle est professionnelle à 60%, preuve que le grand public s’est également emparé des produits Krampouz.

Mécénat et restauration du moulin de Rossulien/h3>

Krampouz porte le projet de remise en état du moulin de Rossulien sur la commune de Plomelin, dans une logique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). « Ce mécénat nous concerne directement et représente un projet de cœur, qui dit crêpes et galettes, dit farine ! « . Réalisé en lien avec différents partenaires publics et le Crédit Agricole, le projet va valoriser le territoire. Un meunier sera même engagé. On trouvera de « belles farines » au menu de l’Odet, promet Serge Kergoat, dès l’été prochain.

Manon Motir
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