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Kering, le groupe de luxe à l’accent breton

Dans les médias, il est nettement plus discret que Vincent Bolloré ou Michel-Edouard Leclerc. Et pourtant, avec une épouse du nom de Salma Hayek, star internationale du cinéma, Pierre-Henri Pinault devrait être une cible de choix pour les gazettes. Mais ce Breton cultive la discrétion et ne s’approche des projecteurs que dans l’enceinte du Stade Rennais, club dont il est propriétaire.

Mais ce n’est pas sa seule accroche bretonne. Fils de François Pinault, parti du négoce de bois en Bretagne pour se retrouver, trois décennies plus tard à la tête d’une multinationale florissante, Pierre-Henri Pinault dirige le groupe depuis 2005. Quelques années plus tard, il opte pour un changement de nom de la société au profit d’une appellation plus subtile. Il s’appelait jusqu’alors Pinault-Printemps-Redoute (PPR) ce qui avait pour mérite de déterminer les principales composantes de la société mais qui, en terme de marketing, sentait bougrement la IVe République.

Les concepteurs se mirent au travail pour accoucher finalement du mot Kering, bien plus futé qu’on ne le croirait de prime-abord. Il est d’abord composé du préfixe « ker » (la maison en breton) pour bien identifier l’origine de la société. On y ajoute « ing », pour la déclinaison internationale de la marque. Avec une troisième particularité : en anglais, « to care » (prononcez ker) veut dire « prendre soin de », ce qui constitue un objectif pour la marque dont tous les produits visent la mise en valeur personnelle. Donc Kering, c’est breton, international, très valorisant et ça marche.

Gucci et Saint-Laurent en grande forme

Pour Kering, l’année 2016 a en effet été celle des records. Le groupe a enregistré un résultat en hausse de 8 % à 12,4 milliards d’euros, en s’appuyant sur ses deux premières marques de luxe. Gucci d’abord, qui a obtenu un résultat exceptionnel à 4,4 milliards d’euros (+ 12,7%) et Saint-Laurent qui boucle une sixième année de progression à 1,2 milliard (+25,5%).

Mais le groupe, ce sont aussi d’autres déclinaisons comme les marques Balenciaga ou les chaussures Puma, toutes désormais regroupées au sein de Kering, le groupe de luxe à l’accent breton, dont le patron est également propriétaire du magazine Le Point. Mais en se montrant nettement moins intrusif que Bolloré dans les médias.

René Perez
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