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Kerhis : « On l’oublie souvent, mais le monde agricole a été connecté bien avant les consommateurs »

Vous ne connaissez pas Kerhis ? Pourtant, l’entreprise châteaulinoise est un acteur incontournable de la filière agricole. La société édite des logiciels informatiques destinés aux acteurs agricoles, notamment les coopératives, les agro-industriels et les négoces. Avec plus de 75 collaborateurs, elle est aujourd’hui en pleine croissance et recrute sur de nombreux postes. Rencontre avec Jo Dréau, P-Dg de l’entreprise.

Jo Dréau, comment est née la société Kerhis ?

Kerhis a été créée en 1996 pour accompagner la filière porcine. Je l’ai reprise en 2000 avec la volonté de développer l’entreprise sur toutes les filières agricoles et d’élargir le périmètre s’intervention de nos logiciels. Bien avant les smartphones, nos premières applications mobiles, que l’on trouvait déjà au début des années 2000, fonctionnaient sur les Pockets. Nous étions plutôt précurseurs dans le domaine. On l’oublie souvent, mais le monde agricole a été connecté bien avant le consommateur. Nous répondons aujourd’hui aux besoins de clients de tout l’Hexagone, qu’ils soient de grands groupes comme de petites organisations. Par exemple, nous travaillons avec les filières bio, qui sont très demandeuses d’outils de traçabilité performants.

Quels types de progiciels pour qui, et pour quels usages ?

Nous ciblons l’aval de la chaîne agricole, c’est-à-dire les coopératives, les gens qui collectent, les négoces, les agro-industriels, en nous adaptant à toutes les productions : porc, bovin, légumes, céréales… Le cœur de notre offre réside dans des prologiciels très personnalisés – vraiment, au cas par cas selon les besoins de nos clients – qui permettent d’optimiser l’ensemble de l’organisation de notre clientèle issue du monde agricole. Cela se traduit par des outils mobiles pour l’organisation administrative et financière (factures, suivi entre coopératives et agriculteurs…), ou de l’organisation et la planification de production et de collecte. Nos prologiciels ajustent les planifications : par exemple, les dates de récolte des légumes, les sorties de lots de poulets, ou encore l’alimentation des animaux… Toujours avec l’objectif d’améliorer la production de chaque filière. En clair, on y gagne en temps et en réactivité, on fait le lien entre la production, la collecte des produits, les transformateurs… Jusqu’au consommateur.

Quelles sont vos dernières innovations en la matière ?

Aujourd’hui, l’enjeu porte sur les outils de mobilité. Une innovation importante de ces dernières années a été mise en place pour les filières de la volaille et du porc, Domopig permet de se connecter à tous les automates d’un élevage sur une même base de données. Elle permet de piloter le tout sur un seul outil capable de transmettre sur la tablette des techniciens des données multiples : ventilation, capteurs, ambiance, bâtiment… Ces données peuvent être transférées en temps réel aux coopératives. Un de nos axes importants à venir, c’est la manipulation des données et leur analyse. Pour nous, tout l’enjeu est de simplifier la vie de l’éleveur, de sécuriser la traçabilité des produits alimentaires et d’améliorer l’adéquation entre production, transformateur et consommateur.

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