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Bretagne. Un nouveau journal pour les cinq départements

 

En ces mois d’agitation sociale, Christian Troadec s’est fait très discret. Le maire de Carhaix qui d’ordinaire était à l’avant-garde de mouvements sociaux en Bretagne, a fait preuve d’une inhabituelle distance avec les événements. On a la réponse : il préparait la sortie d’un nouvel hebdomadaire sobrement intitulé le Journal de la Bretagne.

Nouveau défi pour Troadec

Le pari est risqué pour celui fonda naguère Le Poher, l’hebdo du Centre-Bretagne. Aujourd’hui, le papier est très nette perte de vitesse par rapport à l’hyperpuissance d’internet et le financement d’un journal requiert bien plus de moyens qu’un media sur le web. Mais celui qui fut aussi cofondateur des Vieilles Charrues et chef de file du mouvement des Bonnets Rouges aime les défis. Celui-ci est de taille puisqu’on n’a pas connu de formule équivalente depuis l’emblématique Canard de Nantes à Brest, journal tenant à la fois du Canard Enchainé et de Libération, qui connut ses heures de gloire dans les années 70 en Bretagne mais finit par sombrer faute de s’ouvrir à la publicité.

2 euros le mercredi

Comme ce Canard-là, le Journal de la Bretagne s’est donné pour périmètre les cinq départements de la Bretagne historique et il couvrira l’actualité au fil de 40 pages ouvertes à de nombreuses rubriques. « Nous allons réunifier l’information bretonne », a résumé Christian Troadec, lors du tirage de la première édition effectuée sur les rotatives du Télégramme, à Morlaix, journal dans lequel le maire de Carhaix a entamé sa carrière de journaliste, dans les années 80, avant de créer Le Poher Hebdo.

Cette première édition, en vente au prix de 2 euros, s’ouvre sur un dossier consacré à Macron et les Bretons. Au moment du lancement, le maire de Carhaix et propriétaire de ce nouveau journal a annoncé qu’il s’effacerait, dans deux-trois mois, pour laisser à l’équipe (10 journalistes) l’indépendance la plus totale.

Bon vent à ce nouvel hebdomadaire breton. Un tel événement est devenu si rare…

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