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JO. La nageuse à Brest pour soigner son mal de mer

Les images en témoignent. L’arrivée du 10 kilomètres en eau libre des JO de Rio s’est mal terminée pour la nageuse française, Aurélie Muller, disqualifiée pour avoir géné une adversaire. Mais il n’a également échappé à personne que cette course s’est déroulée dans des conditions éprouvantes en raison d’une houle bien formée qui peut générer ce que les médecins appellent la naupathie. Elle est plus connue sous le nom de mal de mer et redoutée par ceux qui en souffrent chaque fois qu’ils montent sur un bateau.

Un conflit interne

Avant les JO, Aurélie Muller savait que ces nausées caractéristiques pouvaient être son talon d’Achille. Il y a un an, lors de rencontres préolympiques dans la baie de Rio, elle avait soudain été prise de mal de mer alors qu’elle nageait dans une houle bien établie. La pensionnaire du club de Sarreguemines où elle est entrainée par le très médiatique Philippe Lucas en avait conclu que la médaille pouvait se jouer sur un coup de dé. Le mal de mer au moment où il ne faut pas.

Elle a donc décidé, au printemps, de venir se faire soigner dans un haut-lieu de la lutte contre la naupathie : l’hôpital des Armées de Brest. Depuis des années, cet établisement travaille sur le mal de mer, provoqué par un décalage d’informations entre celles envoyées par l’oreille interne (le vestibule) et le système oculaire. Du coup le cerveau ne comprend plus rien et tout se met à dérailler avec nausée, vomissements éventuels et tout le fourbi.

L’hôpital des Armées a mis au point une méthode, certes éprouvante, mais qui donne de bons résultats. Il s’agit, en l’occurrence, d’enchainer quelques séances pendant lesquelles le sujet, plongé dans le noir, doit regarder un point fixe tandis que des éléments défilent pour créer un déséquilibre comparable à celui qui provoque le mal de mer. Objectif : tenir le plus longtemps possible pour que le cerveau s’habitue à ce conflit interne et ne le considère plus comme un élément perturbateur du métabolisme. En fait, c’est ainsi que le roi Mithridate se serait lui aussi protégé contre le poison. En ingérant chaque jour une petite dose…

Ceux qui montent fréquemment sur des bateaux en souffrant régulièrement du mal de mer connaissent maintenant l’adresse

Pierre Vincent
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