Jean-Guy-Le-Floc'h

Jean Guy Floch, PDG d'Armor Lux

Jean-Guy Le Floc’h : « Rester confiant dans l’avenir »

Comme quasiment toute les entreprises, Armor Lux est touché par la crise du Covid-19. La production a été stoppée dimanche 15 mars et il ne reste, à la fabrication, que 30 opératrices confection qui produisent des masques de protection. Jean Guy Le Floc’h et ses équipes administratives parent au plus pressé. Interview.

Quelle est la situation sociale dans l’entreprise ?

Nous avons placé en chômage technique 470 personnes sur 580. Il ne reste plus que les opératrices confection, une partie des équipes web, la comptabilité et toute l’équipe DRH. Et les 30 opératrices de confection qui fabriquent les masques.

A ce propos, comment êtes-vous venu à la conception de ces masques ?

Plusieurs organisations – entreprises, hôpitaux, EHPAD, hôpitaux) nous ont fait des demandes. Nous avons trouvé un protocole de fabrication au CHRU de Grenoble Alpes. Nous en avons ainsi fabriqué dans un premier temps pour la ville de Quimper. Ces masques sont en tissus et ne sont pas homologués. Ils permettent néanmoins de sécuriser beaucoup de monde. Nous en produisons actuellement 2000 par jour.

Nous collaborons également avec les équipes du CHRU de Brest, cette fois pour des masques adaptés au milieu médical. Les mesures de protection sont vues en lien avec la directrice de la pharmacie du CHRU. C’est notre effort de guerre à nous.

Que pensez-vous des mesures prises pour les entreprises ?

La BPI fait le job (Si une entreprise a un emprunt, un prêt, une difficulté, la BPI couvrira cet emprunt jusqu’à hauteur de 100% NDLR). Mais les emprunts, il faudra bien les rembourser. Deux bonnes choses ont été mises en place : d’abord, l’Etat s’est engagé sur l’accompagnement du chômage technique. Puis l’Etat, et les banques, ont lancé le « pont aérien de cash ». (Les banques peuvent proposer aux entreprises frappées par l’épidémie des prêts garantis pour un montant total de 300 milliards d’euros NDLR). Reste le problème de la couverture des pertes d’exploitation avec les assureurs. S’ils devaient payer, ce qui me semble exclu, beaucoup de compagnies d’assurances ne s’en remettraient pas.

A quoi ressemble une journée de Jean-Guy Le Floc’h actuellement ?

Ce sont des journées quasi normales, sauf que je ne gère plus les mêmes sujets. Je gère les problèmes sociaux avec la DRHY, les problèmes de trésorerie avec le directeur financier, et la fabrication des masques avec les techniciens…

Vous gardez le moral ?

Je vais bien, tout le monde est serein. Ce n’est pas le moment de paniquer. Il faut rester confiant dans l’avenir. Nous ne rattraperons pas les deux mois de chiffre d’affaires que nous allons perdre, ça c’est certain. Mais on va faire notre maximum. Nous avons commencé avec notre grande braderie d’avril que beaucoup attendent : elle est décalée au mois de juin.

 

Julien Perez
1 Commentaire
  1. Le Rouzic

    Bravo à Monsieur Jean Guy Le Floch qui a su réorienter sa fabrication pour la santé de ses compatriotes et particulièrement des soignants et de tous ceux qui contribuent à notre santé. Je pense qu ‘il attache autant d’importance à la qualité de sa production de masques qu ‘à celle de tous les articles d’Armor LUX que j’ ai pu apprécier au magasin de TREGUIER 22220/ et comme sponsor et fabricant d’articles « super » pour l’Hermione à Rochefort 17300 où j’y suis.Bien cordialement ET MERCI pour tout

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