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« De janvier à mars, c’est pas la saison du bar, point barre »

Devant l’engouement et la portée du groupe « Le bar hors des étals de janvier à mars », Bretagne Bretons est allé à la rencontre des créateurs de ce mouvement qui réussit à rappeler de grandes enseignes à l’ordre. Une pétition a même été lancée sur Change.org. Elle rassemble aujourd’hui plus de 9 000 signatures.

Cela fait près d’un mois que le groupe Facebook « Le bar hors des étals de janvier à mars » a été créé. Et en un mois, la cause défendue a largement eu le temps de remonter aux oreilles des grandes enseignes qui, les unes après les autres, s’engagent à ne plus servir de bar sauvage durant la période de reproduction de ce délicieux poisson. Si délicieux que son extinction semble inévitable, surtout s’il est cueilli en plein ébat.

 « Un peu de bon sens ! »

Pas que la loi soit contre ça : il est parfaitement légal de pêcher le bar à cette période et de le vendre… « C’est une question d’éthique. Un peu de bon sens : la plupart des grandes enseignes où l’on trouve du bar sauvage sur les étals axent leur communication sur leur démarche écoresponsable. Retirer ces poissons pleins de laitance, qui sont d’ailleurs vendus à un prix ridiculement bas – le prix de retrait-, voilà une belle manière de prouver leur engagement », martèlent les créateurs du groupe qui compte aujourd’hui plus de 11 000 membres. Avant le groupe, une première page Facebook avait été créée, qui a rapidement croulé sous le nombre d’abonnés. « Dès les premières heures de lancement de cette page, Leclerc a annoncé le retrait du bar sauvage de ses étals. Dès que l’on touche à l’image d’une enseigne, elle réagit : Super U, puis récemment Carrefour ont suivi ».

 « Les membres surveillent les étals de près »

Il faut dire que les membres du groupe sont particulièrement actifs. Sur le réseau social, il ne se passe pas une heure sans que de nouvelles photos, de nouveaux lieux soient ciblés. Tant pour féliciter la présence de bar d’élevage, que pour dénoncer la présence de son homonyme sauvage sur les étals. Notes négatives aux enseignes prises en flagrant délit, photos datées, détails techniques, échanges avec les vendeurs des rayons poissonnerie : « Tout doit se faire dans le dialogue, l’échange, et certainement pas dans l’accusation. On ne veut pas s’attaquer aux pêcheurs et nous modérons tous ceux qui pourraient tenir des propos véhéments, voire violents ».

« L’année prochaine, on sera là »

Si bon nombre d’enseignes jouent le jeu, encore faut-il le vérifier : les membres ne s’arrêtent pas à une simple annonce et reviennent vérifier que les bars sauvages ont quitté leur banc de glace. « Nous serons là jusqu’au 31 mars… Et l’année prochaine, car, vous le savez, ce combat ne date pas d’hier : aux citoyens de veiller et de rappeler aux enseignes leur engagement. »

 

À ce sujet, un reportage est diffusé aujourd’hui au JT de 13h de TF1. 

Bretagne Bretons
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