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Innovation. Les bons tuyaux du blanchisseur lamballais

En remportant le marché de la climatisation des stades de la Coupe du Monde de Football au Brésil en 2014 la société HAS-Climatisation de Lamballe a marqué un sacré but ! L’entreprise costarmoricaine a fait connaître au plus grand nombre une nouvelle technologie, née de son expérience dans le nettoyage industriel. Elle propose, de remplacer les traditionnels tuyaux en métal, par « une gaine de textile souple armée et isolée à l’air ».

Plus facile, plus pratique

« L’avantage , c’est la légereté du matériau qui pèse beaucoup moins sur les structures du bâtiment » explique Jean Yves Lallée, qui avec sa famille dirigeait à l’origine une entreprise de pressing nettoyage et a créé en 2006 HAS Climatisation. C’est son savoir faire , dans ce domaine du nettoyage du tissu qui l’a conduit à imaginer ces fameuse gaines :« Plus faciles à monter et à démonter et de fait plus pratiques également pour le nettoyage. Nous avons mis au point une méthode qui ne dégrade pas ces gaines et permet des opérations de maintenance et d’entretien bien plus économiques pour nos clients » explique M. Lalle, qui a investi 70.000 euros dans le brevet de ce nouveau mode d’entretien.

Les chinois de Carhaix et le Mexique

Le concept séduit de plus en plus , comme en témoigne les noms des principaux clients de HAS Climatisation : Airbus, Nestlé, Bigard, Madrange, la Cooperl de Lamballe bien sûr…au total, plus de 1000 clients en France. A ceux ci vient de s’ajouter Synutra de Carhaix, l’usine de traitement de lait que construisent les chinois.
Au Mexique aussi , HAS-Climatisation va poursuivre son ouverture à l’international. 500.000 euros vont être investis pour réaliser là bas avec un partenaire local une nouvelle unité de production. Elle vient s’ajouter à l’usine de Nantes qui emploie aujourd’hui une trentaine de salariés. Le chiffre d’affaire de HAS Climatisation, qui après Lyon et Limoges ouvrira une nouvelle agence commerciale à Reims d’ici quelques semaines,s’est élevé en 2014 à 2,5 millions d’euros.

Patrick le Nen
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