goldi

B&B hôtels. La pépite brestoise vendue à prix d’or !

Quel jackpot  ! La banque d’affaires Goldman Sachs s’apprête à mettre près de 2 milliards d’euros pour racheter B&B hôtels, acquise il y a quatre ans pour à peine 790 millions d’euros par le fonds français PAI Partners. En quatre ans, la chaine d’hôtels est revendue près trois fois plus cher à Goldman & Sachs qui était déjà sur les rangs en 2015, mais s’était fait rafler la mise par PAI Partners.

Il faut croire que la banque américaine tient vraiment à s’offrir cette chaine d’hôtels, au point de sortir cette somme faramineuse, bien peu envisageable lors des débuts de la chaine, en 1990 à Brest, sous l’impulsion de la famille Branellec. Pendant quelques années, B&B ne resta qu’un embryon dont le logo commença à émerger sur les maillots du Stade Brestois, végétant alors en National après la retentissante déconfiture du Brest-Armorique. Qui aurait pu penser que ce logo vaudrait un jour 2 milliards d’euros ?

Toujours l’enracinement breton ?

La société, il est vrai, vole de succès en succès et d’acquisitions en implantations dans plusieurs pays d’Europe, avec l’Allemagne et l’Italie en terres de forte expansion hors des frontières, comme nous avons eu l’occasion de l’écrire récemment. Mais justement : entre cette internationalisation galopante et cette main mise américaine, le groupe va-t-il garder son étiquette tricolore ? Et faut-il craindre pour le siège brestois de la société (plus de 100 salariés) qui s’éloigne de plus en plus du centre de gravité de la chaîne ? Lors de son passage à Brest, l’an dernier, le nouveau directeur général Fabrice Collet avait indiqué que B&B comptait conserver les mêmes valeurs, le même enracinement breton et le même siège. Mais Goldman Sachs, géant planétaire, n’est pas connu pour faire du sentiment. Il faudra donc être vigilant.

Quant au fonds français PAI Partners, il va se retrouver à la tête d’un joli pactole qu’il lui faudra réinvestir très vite. Sinon, au titre de l’énorme plus-value, l’État pourrait bien rafler quelques centaines de millions d’euros…

Pierre Vincent
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider