Photo : Benjamin Deroche

Photo : Benjamin Deroche

Gilles Falc’hun, representing France !

« C’est une belle histoire, très valorisante pour moi et mon entreprise » . Gilles Falc’hun, le Pdg du groupe Sill, vient de représenter la France au concours de l’Entrepreneur mondial de l’année, organisé à Monaco par Ernest&Young. Il n’a pas remporté le titre mais les journées qu’il a vécues là bas valent presque le festival de Cannes tant le cérémonial était cuisiné aux petits poignons dans ce sanctuaire de l’économie mondialisée.

D’abord rembobinons le film pour rappeler que l’ex-potache de Lesneven qui courait le 100 mètres en moins de 11 secondes, doit sa présence dans la Principauté à deux épreuves gagnées haut la main l’an dernier. D’abord celle d’entrepreneur de l’année pour la région ouest (le concours divise la France en 7 régions) puis quelques mois plus tard, la distinction suprême dans l’Hexagone avec le titre d’Entrepreneur français de l’année. Les salariés du groupe Sill et les nombreux amis du Pdg finistérien en tirèrent une légitime fierté. Décrocher un titre national quand on a débuté à la tête d’une modeste laiterie quelque part au bout du monde, c’est tout de même une performance hors normes même si la Bretagne a la réputation avérée d’avoir donné naissance à de grands capitaines de l’industrie et du commerce.

56 candidats en scène

Voilà donc Gilles Falc’hun qualifié pour la finale mondiale à Monaco où il était d’abord prévenu que tout cela allait se dérouler en anglais « Depuis le collège, je n’avais pas vraiment étudié l’anglais que je pratique dans mes voyages professionnels mais j’ai préféré reprendre quelques cours pour une remise à niveau ». Et la précaution était utile car dès le premier soir, entouré de deux coachs de Ernst&Young qui allaient l’accompagner pendant trois jours, le Pdg de la Sill passait au trapèze. Grand oral, le jeudi devant un jury composé d’anciens lauréats nationaux de plusieurs pays. 56 candidats à passer. « Dans l’agroalimentaire, je crois que nous n’étions que deux ou trois. Il y avait surtout des startups et des sociétés du monde de la finance ». D’ailleurs, pendant ces trois jours, ajoute-t-il, le business continuait. « Les dirigeants d’une startup finlandaise ont été approchés par des Chinois prêts à mettre une somme colossale pour racheter son entreprise ». Pour quelques 5 milliards d’euros…

Valeurs et engagements récompensés

Le lendemain, changement de décor. Grande réception avec le prince Albert mais aussi plusieurs courtes conférences de haut niveau allant de Félix Baumgartner, le sauteur de l’extrême qui a plongé dans le vide depuis la stratosphère à Amal Alamuddin, avocate libanaise spécialisée dans les droits de l’homme et accessoirement femme de Georges Clooney,

Et le samedi, what else ? Cette fois, le grand jeu avec soirée de gala au Sporting où tous les lauréats arrivent en Traction. Ca c’était de la bagnole ! Montée des marches, tous les lauréats passent sur scène et avant le feu d’artifice, proclamation du lauréat. And the winner is… Manny Stul, un Australien, fabricant de poupées. Oui, oui, de poupées ce qui prouve qu’il reste encore de la place pour la tradition et le rêve. Gilles Falc’hun, lui aussi, a eu l’impression d’être dans les étoiles au milieu de ce concours planétaire qui récompense le parcours d’un homme, ses valeurs et ses engagements, et pas seulement les performances d’une entreprise. Ceux qui le connaissent savent que le Pdg de la Sill n’a pas usurpé sa place dans ce gotha international.

Julien Perez
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