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Fusion des Groupes D’aucy et Triskalia : rencontre avec Georges Galardon

L’annonce, le 12 décembre dernier, de la fusion des Groupes D’aucy et Triskalia, préfigure-t-elle le regroupement progressif des grandes organisations agricoles du territoire ? Rencontre avec Georges Galardon, président du groupe Triskalia, qui revient sur les raisons de cette union.

Georges Galardon, qu’est-ce qui a motivé la fusion des Groupes d’aucy et Triskalia?

Le contexte est le suivant : le monde de l’agriculture évolue, le nombre d’exploitants diminue et ils se regroupent, la mondialisation va croissante. Notre rapprochement découle directement de ce contexte. Nous entendons ainsi répondre à deux objectifs vitaux pour nos activités : continuer à garder un service de proximité pour nos adhérents et valoriser encore davantage leurs savoir-faire. Deuxième objectif : à l’heure de la mondialisation, il nous faut absolument nous faire une place à l’international. Cela passe bien sûr par l’exportation, mais aussi par notre implantation dans d’autres pays, lorsque nous avons besoin de produits qui ne peuvent pas être cultivés sur nos terres.

Quand sera-t-elle effective ?

Notre fusion va d’abord être soumise au vote de nos adhérents, le 22 juin 2018. Si ce rapprochement est acté, il faudra ensuite attendre l’autorisation des instances compétences. Mais nous avons eu beaucoup de retours positifs de la part des agriculteurs, certains même nous demandent pourquoi nous n’y avions pas songé plus tôt. Il faut dire que certaines exploitations travaillent avec chacun de nos deux groupes. Cela va permettre d’optimiser la logistique, entre autres avantages. Nos camions ne se croiseront plus pour approvisionner les agriculteurs et les éleveurs, c’est une réelle économie !

Si cette fusion est actée, qu’est-ce que ça va changer pour l’agriculteur ?

Nos adhérents seront au nombre de 20 000 avec cette fusion. Cela ne va pas changer notre capacité à leur fournir un service de proximité, au contraire. À moyen et long terme, nous espérons, avec le rassemblement de nos compétences, pouvoir apporter à chacun encore plus d’innovations et de conseils. Si l’innovation passera, à court terme, par la robotisation des tâches ou encore la meilleure connaissance de la résistance des plantes aux maladies, il faut savoir que demain, le conseil va prédominer. Dans les années 60, on nous demandait de produire plus pour nourrir la population mondiale. Aujourd’hui, on nous demande toujours de produire, mais mieux : nous sommes heureusement dans cette démarche en permanence et il nous faut accompagner les adhérents dans chaque évolution, qu’elle soit technique ou sociétale

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