frenchtech

French Tech. Le Grand Ouest à la pointe

La France, future « République numérique » ? C’était un des vœux de François Hollande, et c’est également celui d’Emmanuel Macron. Ainsi est née la French Tech, un mouvement de mobilisation collective pour la croissance et le rayonnement des start-up numériques françaises. Bretagne Bretons a rencontré David Monteau, le directeur de la Mission French Tech, qui évoque l’expansion de l’univers start-up dans le Grand Ouest.

La French Tech, c’est quoi exactement ?

Il s’agit du nom collectif, d’une marque, qui rassemble toutes les start-up françaises. C’est une action impulsée par le gouvernement pour soutenir cet écosystème privé. La FrenchTech est basée sur beaucoup de promotion, de communication et de valorisation de l’entrepreneuriat et de sa culture. Tout ceci est fait pour mettre en avant le succès des start-up. Cela permet de diffuser les valeurs de l’entrepreneuriat et de montrer que ces start-up créent de l’emploi et de la valeur au territoire.
Le but est également de mettre en réseau les entrepreneurs sur les différents territoires de façon à tous les connecter, du point de vue national mais aussi international (ex : créer une connexion entre les start-up françaises basées en France et les start-up françaises basées dans un autre pays).
On opère aussi pour un certain nombre de « programmes publics », comme par exemple la « FrenchTech VISA », qui aura pour but d’aider et d’attirer les talents étrangers qui viennent travailler dans les start-up.

Le Grand Ouest, avec Rennes, Brest et Nantes, est-il une terre fertile pour les start-up ?

Au sein du grand-ouest il y a trois métropoles comprenant Nantes, Brest ainsi que l’axe Rennes/St-Malo où il y a une forte densité de start-up et d’entrepreneuriat. Ces trois écosystèmes sont très dynamiques et différents.
A Rennes, il y a un historique assez fort autour des télécoms, des technologies et de la recherche. Je trouve qu’il y a un déploiement de l’entrepreneuriat – Energiency, TelecomSanté, Klaxoon, etc. – où l’on trouve de beaux projets. Saint-Malo est beaucoup plus petite mais cela n’empêche pas d’avoir des choses qui s’y passent.

A Brest, il y a évidemment la West Web Valley qui est un acte reconnu en France. Si vous prenez ce genre initiatives privées, avec un tel niveau d’engagement et un tel volume d’argent investi, je peux vous dire qu’il n’y en a pas beaucoup, même dans les grandes métropoles telles que Bordeaux ou Grenoble. Il y a à Brest une prise en main remarquable de l’entrepreneuriat local. Enfin, L’écosystème nantais possède son identité avec un axe très créatif.

Existe-t-il une harmonie entre ces trois métropoles ?

Il y a une légère rivalité entre elles je pense. Mais si l’on prend l’exemple de la West Web Valley, elle est présente un peu partout, peut-être moins à Nantes, je trouve qu’il y a un bon esprit de collaboration. A terme, je ne vois aucune difficulté de développement et de partage entre ces trois territoires, à qui nous avons attribués le label de métropole French Tech (14 labels pour toute la France) pour des écosystèmes qui nous paraissaient les mieux structurés, dynamiques et engagés.

Julien Perez
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider