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Fréhel : un plan de carrières qui fait des inquiets

Ouvrir un parc de loisirs sur le site d’anciennes carrières de grès rose, non loin du Cap Fréhel. Si pour l’instant les élus trouvent l’idée séduisante, leur avis n’est pas partagé par tout le monde, si l’on en croit les premières réactions des internautes.

Le projet d’implantation de ce parc prévoit, sur une quinzaine d’hectares laissés libres par les anciennes carrières , « la création de salles d’expositions et l’aménagements d’aires d’activités de sports de plein air ». Il a été présenté à l’occasion de l’assemblée générale de l’association « initiative Cap Fréhel ». Un groupe qui milite pour « le développement d’une économie touristique durable en la presqu’île du Cap Fréhel ». Une date d’ouverture a même été avancée : ce serait 2022. Le coût de l’opération reviendrait au final à environ 15 millions d’euros réalisés par des investisseurs privés mais également par un appel à souscription, via le crowdfunding.

  » Un site économiquement sous exploité « 

Les partisans de ce projet vont valoir qu’aujourd’hui, le Cap Fréhel fait partie des quinze sites français les plus visités. On estime qu’en moyenne, chaque année, près d’un million de personnes se promènent autour de ce promontoire rocheux. Aussi, reprenant les analyses des spécialistes du tourisme qui jugent le site actuellement « sous exploité économiquement », ils estiment judicieuse une telle implantation.

Autre raison mise en avant : l’emploi. Les porteurs du projet visent à la création de 50 emplois directs en cinq ans et au moins une centaine d’autres emplois induits dans la proche région.

Des arguments qui pour l’instant ne touchent guère les internautes. Ils sont nombreux sur Facebook a manifester leurs inquiétudes. «  Pas de chantage à l’emploi » écrit l’un d’entre eux, qui espère « que ce projet n’aboutira pas ». « On vient sur le Cap pour sa nature, pas pour un Disneyland » ajoutent plusieurs autres, qui comme beaucoup souhaitent « qu’on laisse en paix ce paradis sauvage ». Les défenseurs des oiseaux font aussi entendre leurs voix.

Quant aux plus pragmatiques, ils comptent sur la Loi littoral  pour voir le projet repoussé.  » Le site est protégé « ,  insistent-ils. Une prochaine réunion est prévue à la mi septembre, où une maquette devrait être présentée au public.

Patrick le Nen
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