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Un fragment de fusée SpaceX tombe sur l’île de Quéménès

Les nouveaux résidents de l’ile de Quéménes, Amélie Goossens et Etienne Menguy, n’en reviennent toujours pas. Eux qu’on appelle forcément les Robinson puisqu’ils habitent seuls sur cette ile bretonne déserte, dans l’archipel de Molène, ont fait une découverte à laquelle n’aurait jamais pu penser Daniel Defoe, l’auteur du roman. C’est tout bonnement un bout de fusée spatiale qu’ils ont trouvée sur l’estran de l’ile, cette partie qui se couvre et se découvre au gré des marées.

Là trônait une étrange coupole, posée comme une baignoire et mesurant 2 mêtre 50, ce qui fait plutôt la taille d’un jacuzzi. Pour rapporter sur terre cette pièce encombrante et pesant son poids, il aura fallu avoir recours au tracteur de l’île. Mais déjà, sur l’estran, les deux résidents avaient découvert la signature du propriétaire de l’engin. La société américaine SpaceX qui fournit des fusées pour la station spatiale. Sur ce fragment figure le nom de cette entreprise, propriété de Elon Musk, fondateur de SpaceX mais aussi des Tesla, qui a acquis une célébrité mondiale dans la conception de voitures autonomes.

Par twitter, les Robinsons de cette ile située dabns l’archipel de Molène, ont fait part de leur découverte, accompagnée de photos qui ont suscité de nombreuses réactions d’internautes. Et même d’un ancien astronaute qui, selon le Huffington Post, affirme qu’il s’agit bien du nez de la capsule Dragon, qui sert notamment à ravitailler la station spatiale.

En contactant la société-mère, le couple a glissé aussi une petite suggestion à la société SpaceX. « Vous n’auriez pas aussi un tracteur électrique à envoyer là haut ? On en a besoin ».

La marqué Quéménès discrètement déposée

Mais à Quéménès, il n’y a pas que les débris de fusées qui atterissent. Le ciel est également tombé sur la tête du Conservatoire du littoral, propriétaire de l’île, qui vient d’apprendre que les ex-locataires ont tout bonnement et discrètement déposé la marque Quéménès. David et Soizic Cuisnier ont résidé pendant dix ans sur l’île, de 2007 à 2017, mais les relations se sont un peu tendues avec le Conservatoire du littoral. Considérant qu’ils ont largement contribué à faire connaître l’ile, ses produits (agricoles ou dérivés) et ses capacités d’hébergement de petits groupes de touristes, le couple a déposé la marque Quéménès mais sans en prévenir le Conservatoire auquel ils ont récemment proposé de la racheter.

Refus outré du propriétaire des lieux ! Ce sont les juristes qui vont devoir trancher. Mais pour tout ce qu’ils vont produire sur l’île et vendre sur le continent, pour l’accueil de visiteurs ou autres activités estampillées Quéménès, les nouveaux locataires savent qu’ils ont maintenant quelque chose au dessus de leur tête. Et qui pourrait leur tomber dessus comme un vulgaire morceau de féraille spatiale.

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