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FR3 édition Iroise : 25 ans réduits à néant ?

« Vu de Rennes, Brest, c’est Wallis-et-Futuna » : les salariés de FR3 édition Iroise en ont gros. Ce triste lundi 11 septembre, l’annonçait Le Télégramme, la direction de France 3 Bretagne a sonné la fin de l’édition d’Iroise, qui siégeait depuis 1992 à Brest. 25 ans de couverture locale du territoire qui vont prendre fin quasi illico : le 1er janvier 2018, point barre, FR3 Iroise n’est plus. Rude journée pour les 15 à 20 salariés de FR3 Iroise, qui rejoignent le tombeau des éditions mortes « pour sauver la télé » – argument avancé par le directeur régional de Fr3, Jean-Michel Le Guennec -, à l’image de Tours et de Bourges l’an dernier. Pour rappel, l’édition Iroise produit 13 minutes d’informations quotidiennes : un six minutes en breton le midi, et un journal de sept minutes en soirée.

Rennes prend les rênes

C’est désormais Rennes qui pilotera l’actu de la pointe. « Les salariés travailleront pour l’édition régionale, c’est-à-dire pour Rennes. Nous sommes tous tombés des nues et nous ne savons pas comment ça va se passer en janvier », expliquent les délégués du personnel interrogés aujourd’hui. Toute l’équipe a appris la nouvelle samedi dernier, au détour d’une restitution d’ateliers de proximité menés en groupe. L’une des thématiques, intitulée à peu près : « Module Proximité : Quel avenir pour l’édition France Iroise ? » les invitait à pousser la porte sur le mode participatif. « On avait suggéré des solutions alternatives, on s’était investis, tout le monde était pour le maintien de l’édition et y mettait du sien ».

Brest disparaît des écrans ?

Mais ça n’a pas changé grand chose, dirait-on : ce lundi, les huiles sont venues dans les locaux et y ont mis les formes. Tout ça avec un paradoxe qui a du mal à passer : celui que Rennes n’a pas fait grand chose pour soutenir l’Iroise. « On nous dit que nous ne sommes pas vus sur la TNT : nous demandions le passage à la box depuis longtemps… Mais il paraît, et c’est un beau paradoxe, que nous allons cartonner sur l’édition régionale ».

Autant dire qu’on se prépare, sauf tremblement de terre, pousse des magnolias et venue présidentielle, à voir Brest et tout le pays d’Iroise à disparaître des écrans, côté chaînes publiques.

Fanny Degorce
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