La filière mer sous pression lance son « pack breton »

C’est une journée « historique ». Le président de la région, Loïc Chesnais-Girard, n’a pas hésité à ouvrir la boîte à superlatifs, mercredi à Concarneau, pour qualifier la rencontre qui venait, pour la première fois, de réunir l’ensemble de la filière mer bretonne. Celle du secteur halieutique, dans sa définition la plus large, bien secoué actuellement par la dépression coronavirus et par la tempête Brexit qui promet quelques nouveau coups de tabac.

Le confinement a entraîné une baisse de la consommation de poissons et produits de la mer et une chute des prix qui a mis à mal une grande partie des entreprises de ce secteur. Et à l’horizon se profile un Brexit compliqué, aux effets potentiellement dévastateurs pour la pêche bretonne si le départ définitif des Britanniques se fait sans accord.

La filière mer est sous pression et pour la première fois, elle a donc réuni tout le secteur en un seul et même lieu. Il y avait là les propriétaires et concessionnaires des installations portuaires, les représentants des pêcheurs, de l’aquaculture, la pisciculture, la conchyliculture et l’algo-culture (désormais réunis au sein de l’association Breizh Mer) mais aussi des mareyeurs et des poissonniers, bref l’ensemble de la chaîne qui concourt à la vie économique du secteur halieutique.

En compagnie des élus régionaux et de représentants de l’État, ces intervenants se sont penchés sur trois points essentiels. D’abord la santé financière des entreprises impactées par la crise pour lesquelles il va falloit trouver des soutiens du côté de la Région, l’État et l’Europe, comme l’a résumé Loïc Chesnais-Girard. Mais il faut aussi accentuer la formation et l’information sur les métiers de la mer pour attirer des jeunes dans ces métiers qui offrent de nombreuses opportunités et des salaires très au-dessus de la moyenne pour dans la pêche embarquée. Enfin, pour préparer l’avenir, il va falloir renforcer les investissements et pas seulement pour le renouvellement de la flotte. C’est l’ensemble du secteur qui doit investir.

Tous ces acteurs ont donc décidé de créer « un pack breton » pour jouer plus groupé et être encore plus efficace mais également lancer un éco-label breton pour inciter les consommateurs à choisir des produits de Bretagne, en mettant à profit la bonne image que véhicule la Bretagne.

La période est opportune pour la lancement de cet éco-label, au moment où les Français sont sortis du confinement avec la conviction qu’il vaut mieux consommer des produits locaux et qu’il n’est peut-être pas utile ni salutaire de les faire venir de l’autre côté de la planète.

René Perez
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