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Le festival de Cornouaille cherche de nouveaux partenaires

80 concerts, plus de 50 groupes musicaux programmés, 750 bénévoles, plus de 200 000 visiteurs… La 95e édition du festival de Cornouaille bat son plein à Quimper depuis mardi dernier. Pour faire vivre l’un des plus vieux festival d’Europe, il faut une bonne dose d’organisation et… beaucoup d’argent. Igor Gardes, son directeur, dévoile les coulisses de son financement.

Avec quel budget fonctionne le Cornouaille ?

Igor Gardes : 1,5 million d’euros tous les ans répartis ainsi : 40 % sont des fonds publics (État, Conseil Régional et Départemental, ville de Quimper et Agglomération), 50 % proviennent de nos ressources propres (billetterie, bar et restauration, merchandising). Les 10 % restants viennent de partenaires privés. Avec la baisse des subventions publiques, ces derniers sont essentiels à notre survie.

Par quels types de partenariat êtes-vous liés à vos partenaires ?

Ils sont de 4 types. Il y a les mécènes, les partenaires financiers, les partenaires techniques et les partenaires de recherche. Les mécènes, comme le Crédit Mutuel de Bretagne ou le Finistère Assurance pour ne citer qu’eux, assoient leur notoriété avec nous et peuvent défiscaliser leurs dons. Nous signons avec certains d’entre eux des conventions triennales. Nous avons aussi des partenariats financiers avec des marques bretonnes plus ou moins connues comme Cozigou, Courtin, Jampi, Armor Lux… D’autres ne sont pas forcément bretons comme Kronenbourg par exemple.

Combien vous donnent-elles en moyenne ?

Les tailles d’entreprises et le montant des dons sont très variés. Ça va de 1 000 à 40 000 € ! Chez nous, le groupe Bolloré côtoie le manège de Quimper, le Carrousel. C’est une petite entreprise mais elle est devenue partenaire car nous lui permettons de bien travailler l’été et l’entente entre nous est bonne.

Quid des autres types de partenariat ?

Les partenaires techniques, eux, nous offrent des services en nature. Krampouz par exemple, nous prête gracieusement des billigs pour faire des galettes et des crêpes, Caillarec nous prête des fours, des frigos et des friteuses pour les stands de restauration. En échange, ils bénéficient de la visibilité du festival.

Enfin, les partenaires de recherche comme Orange, utilisent notre festival pour tester de nouveaux dispositifs : diffuser en direct sur les réseaux le cyber fest-noz partout dans le monde en alliant haute technologie et tradition ! Ils nous équipent en tablettes 4G pour notre système de tickets dématérialisés, nous mettent à disposition des lignes téléphoniques temporaires.

Que retirent ces entreprises en vous soutenant ?

Ils bénéficient de la visibilité de notre festival bien sûr. Leur logo est présent partout : sur les banderoles, les affiches, des programmes, les flyers… Nous avons 11 000 followers sur notre page Facebook et 240 000 personnes ont suivi l’année dernière notre cyber fest-noz par internet partout dans le monde ! Et puis, il y a un retour d’image positif évident. Nos partenaires jouissent du capital sympathie de la Bretagne et de l’un des plus vieux festival d’Europe ! Le Cornouaille est un événement familial et convivial, urbain et populaire. Enfin, c’est aussi un acte militant que de contribuer à partager et faire rayonner notre culture, vivante et forte. Nous sommes une exception et en nous soutenant, ils participent de l’exception.

Propos recueillis par Sophie Babaz

Bretagne Bretons
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