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Les fêtes maritimes de Brest reportées en 2021. Photo : A. Courcoux

Un report des événements bretons comme les JO ?

Pourrait-on faire avec les événements bretons comme avec les Jo de Tokyo ? Pourrait-on tout reporter en 2021 ? La question a été posée par un des acteurs de l’événementiel breton, Régis Rassouli. Il en appelle au gouvernernement.

Fêtes maritimes de Brest 2020, Vieilles Charrues et festival de Cornouaille ainsi que tous les autres événements musicaux estivaux, ou encore Transat CIC et AG2R : tous sont aujourd’hui menacés d’annulation, la faute à ce fichu Covid 19 dont on ne voit pas le bout. Dans une tribune publiée sur Linkedin, Régis Rassouli, à la tête de l’agence de communication Rivacom qui est associée à de nombreux événements bretons cet été, propose de tout décaler, même Céline Dion, à 2021. Voici le texte, dans son intégralité.

Les événements bretons en mode JO ?

Après les évènements du printemps longtemps incertains, il est temps de s’interroger sur ceux de l’été qui risquent d’être remis en question selon les mesures fixées par les autorités après le confinement. Aujourd’hui, plusieurs facteurs militent pour un report des évènements en 2021. Si l’on prend en exemple quelques-uns des grands évènements bretons et notamment ceux proches de notre agence : la Transat CIC et AG2R, les Fêtes maritimes de Brest 2020, ou encore les grands Festivals tels que les Vieilles Charrues ou encore le Cornouaille, qui tous attirent à chaque édition un public nombreux, on imagine mal des éditions 2020 se passer sans douleur… Quelles mesures de déconfinement à propos des rassemblements ? Quels gestes barrières seront à prolonger ? Comment le public va-t-il se comporter ? Autant de questions auxquelles nous n’avons pas les réponses aujourd’hui et il n’est pas certain d’ailleurs que quelqu’un les ait.

Un report général

Ne vaut-il pas mieux acter clairement un report en 2021, sur des périodes à peu près identiques ?  Une position claire permettrait, dans un contexte redevenu normalisé, à toute la filière événementielle de s’organiser, peut-être de mieux résister à la crise et d’offrir une garantie de visibilité et d’activité en 2021.
Dans nos métiers, les commandes et engagements se font des mois en amont des évènements et souvent, les organisateurs engagent des fonds ou perçoivent des recettes. Toutes les commandes de 2020 des organisateurs seraient maintenues, ainsi que le soutien des partenaires privés et publics, les billets d’entrées resteraient valables en 2021, ainsi que les animations déjà pré-produites et les engagements liés aux opérations de relations publiques. Toute la filière de prestataires qui contribuent à l’organisation de ces évènements se verrait ainsi préservée.
Le report plutôt que l’annulation permet aussi de simplifier ou de clarifier des situations juridiques et financières particulièrement complexes et lourdes de conséquences. Cette solution évite aussi d’amplifier la valse des remboursements qu’une annulation pure génère et que ne couvrent pas les assureurs. La clause « pour cause de pandémie mondiale » étant exclue de la quasi-totalité des polices d’assurance.

Une nécessaire solidarité

Bien entendu, il faudra que la solidarité autour de ces évènements soit plus forte que jamais et que les acteurs jouent le jeu, qu’ils soient artistes, skippers, partenaires, etc., et que tous soient au rendez-vous. Mais c’est aussi de l’intérêt de tous que ces évènements survivent à cette situation exceptionnelle et se maintiennent à long terme. Doutons que Céline Dion puisse jouer ailleurs dans le monde le 16 juillet. Autant qu’elle prenne date immédiatement à Carhaix en 2021. Sur ces conditions de report et non d’annulation, le gouvernement peut tout à fait légiférer par ordonnance comme il l’a fait pour les agents de voyages (ordonnance du 23 mars). C’était indispensable pour leur éviter de faire face à une incapacité de paiement de l’ensemble des remboursements générés par la crise. Autant dire qu’il en sera de même pour les acteurs de l’événementiel.

Copier-coller 2020 en 2021 est possible. L’un des plus grands évènements planétaires, si ce n’est le plus grand, les JO de Tokyo, l’a fait. Que l’on donne à nos organisateurs les moyens juridiques de faire pareil. Un temps d’arrêt n’est pas l’arrêt du temps

Julien Perez
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