Et maintenant, Vendée nous du rêve !

Le départ du Vendée Globe, la course à la voile autour du monde n’a jamais été aussi tristounet. Pire encore qu’un match de foot sans public, le défilé des bateaux dans le chenal des Sables d’Olonne a fait passer ce 8 novembre pour un 11 novembre. Manquait plus que le clairon pour la commémoration.

Quelle tristesse ! Ce Vendée Globe, dont le départ est habituellement un événement encore plus grandiose que le clou d’un spectacle au Puy-du-Fou, avait ici des allures de convoi funèbre et des accents de requiemMais ce n’était en quelque sorte, qu’un mauvais moment à passer devant des quais déserts et dans une atmosphère étrangement pesante.

Et soudain, le grand air, le grand large, l’aventure  ! Comme libérées d’un coup d’un seul de ce foutu Covid, les 33 solitaires changeaient soudainement de planète. Ils étaient enfin dans leur élément, déconfinés pour trois mois ou presque, livrés au grand air et bien déterminés à faire le tour de la planète. Mais comme il était dit que ce départ-là n’aurait rien de conventionnel, voilà qu’un brouillard étrange pour un mois de novembre vint envelopper la flotte avant qu’elle ne lâche les chevaux. Pas de vent pour chasser ces brumes tenaces avant que le ciel ne se déchire, que le soleil se fasse presqu’estival et que le canon sonne comme une grande délivrance.

33 solitaires, 27 hommes et six femmes, se sont alors élancés, soudain ivres d’une liberté retrouvée. Et portés par les espoirs de tous leurs amis et de sympathisants qui devraient être bien plus nombreux que d’habitude à suivre les exploits des géants de la mer. Forcément ! Avec le confinement et tous les Louis de Funès déjà épuisés au printemps, les solitaires, parmi lesquels les Bretons sont encore en force, vont bénéficier d’une fenêtre médiatique exceptionnelle. Belle consolation après ce départ dans une ambiance de couvre-feu.

Alors foncez, champions ! Vendée nous du rêve. Et on croise les doigts pour être là, par dizaines de milliers pour votre retour, avec ou sans masque, avec ou sans vaccin, pour vous témoigner de notre admiration et de notre gratitude pour nous avoir permis de nous évader un peu des affres du confinement.

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