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Energy observer, le cata malouin qui carbure à l’eau de mer

La cité malouine s’apprête à faire un bond dans le futur avec la mise à l’eau d’Energy Observer le 14 avril prochain. Prochaine étape : Paris, avant un tour de France qui se terminera en 2017 à Monaco. L’aventure poussera ensuite l’embarcation dans le vaste monde jusqu’en 2022.

Energy Observer est le premier navire à propulsion hydrogène à se lancer dans un tour du monde digne d’une odyssée futuriste, sans émissions de gaz à effet de serre, sans particules fines, en totale autonomie énergétique. Et pour cause, c’est la nature qui nourrit et propulse ce petit bijou de technologies grâce à un savant mélange de panneaux solaires, de deux éoliennes verticales… Et d’un dispositif de production décarbonée d’hydrogène à partir de l’eau de mer.

Soyons réalistes : un tel mariage énergétique – solaire, éolien, hydrolien – ne s’obtient pas du jour au lendemain. 30 chercheurs du laboratoire CEA-Liten ont planché depuis janvier 2015 sur le moyen de générer l’hydrogène par électrolyse à grâce à l’eau de mer, de le stocker (rude, rude tâche) et de l’utiliser ensuite pour propulser Energy Observer.

L’Odyssée et ses hommes

Une fois mis à l’eau, l’ancien Formule TAG rejoindra Paris pour entamer un tour de France et se présenter aux citoyens, start-ups, décideurs… 11 escales, chacune unique en son genre, dont la ligne d’arrivée est fixée à Monaco. 2018 sera dédié à la Méditerranée. 2019, l’Europe du Nord, 2020, les Amériques. Asie, Océanie et Afrique pour les dernières années. De quoi faire rêver, puisque de 2017 à 2022, Energy Observer passera autant dans les grands événements environnementaux et technologiques mondiaux que dans des lieux protégés, les réserves naturelles…

Mais quid des hommes et des femmes qui portent ce projet ? Tout d’abord, le coureur au large Victorien Erussard (capitaine d’Energy Observer) et l’explorateur et réalisateur de documentaires Jérôme Delafosse (Chef d’expédition), qui éprouveront ces innovations technologiques pour les rendre applicables à l’avenir. N’oublions pas le parrain et la marraine de ce défi humain : Nicolas Hulot et Florence Lambert, Directrice du CEA-Liten, rien que ça !

Du côté des Suisses, les pendules du futur s’affolent ?

Autre projet qui se développe en parallèle,  RaceforWater, un navire suisse lui aussi tourné vers l’hydrogène, qui, coïncidence des dates, va partir le 9 avril pour un tour du monde. Avec plusieurs différences, dont une qui vaut peut-être le coup d’être soulignée : le navire embarque à son bord deux génératrices diesel de secours… Qu’il devrait livrer aux Antilles françaises sur son passage. Triche ou pas triche ?

Fanny Degorce
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