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Emploi. Les Bretons sont les plus surdiplômés de France

On savait déjà que les Bretons ont le niveau d’études le plus élevé du pays. On apprend maintenant qu’ils sont les plus surdiplômés de France dans leur région, ce qui constitue une conséquence somme toute logique. C’est ce que vient de révéler une étude de l’Insee selon laquelle 34,7 % des actifs bretons sont surdiplômés par rapport à l’emploi qu’ils occupent, c’est à dire qu’ils sont titulaires d’un diplôme supérieur à celui normalement exigé pour leur poste. Un record de France, selon l’institut de la statistique.

Il est vrai que tout se conjugue pour parvenir à cette autre particularité bretonne.

– D’abord le niveau d’instruction le plus élevé du pays, en grande partie dopé par la concurrence que se livrent, en Bretagne, l’enseignement public et l’école privé. Depuis des lustres, elle constitue un aiguillon dans le niveau d’enseignement en Bretagne, passée en un siècle de la région comptant le plus d’illettrés à celle enregistrant les meilleurs résultats scolaires.

– S’y ajoute la faible qualification des emplois en Bretagne, avec encore un poids prépondérant de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire. Il a une double conséquence. Les parents ont tendance à pousser les études de leurs enfants qui, eux-mêmes, ne sont pas enclins à abandonner l’enseignement pour entrer dans un marché de l’emploi guère attractifs. Les deux se combinant font monter le niveau d’enseignement.

– Il faut bien sûr y adjoindre aussi le fort attachement des Bretons pour leur région, qui les pousse souvent à opter pour un emploi sous-qualifié plutôt que pour un départ vers d’autres cieux.

Plus on va vers l’ouest…

Dans le détail, on note plusieurs particularités.

– Plus on va vers l’ouest de la région, plus on compte de surdiplômés, avec un impact marqué dans le Centre-Bretagne. Normal : les emplois les plus qualifiés de Bretagne se trouvent dans la région rennaise.

– Cette particularité du surdiplôme touche plus les femmes que les hommes. Elle est particulièrement marquée dans l’agriculture où la moitié des actifs sont en déclassement et ici comme dans l’hébergement-restauration, on compte de nombreux bacheliers alors que ce diplôme n’est pas requis.

– Globalement, en Bretagne, la proportion des ouvriers et employés titulaires du bac est plus élevée que dans le reste de la France.

Pierre Vincent
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