Emploi en Bretagne. 143.600 demandeurs, 136.000 offres

Si le marché de l’emploi se résumait à une simple opération arithmétique, le chômage pourrait être quasi-inexistant en Bretagne. Au quatrième trimestre 2018, dernier chiffre connu, la région comptait 143.600 demandeurs d’emplois. Et Pôle-Emploi vient d’annoncer que les offres d’emplois qu’il a recensées, pour l’année en cours, se monte à 136.000 sur les quatre départements. Une simple soustraction ne laisserait plus qu’un taux de chômage résiduel si le marché de l’emploi n’était qu’un exercice de calculette. C’est un peu plus compliqué que cela.

D’abord le nombre d’emplois. Au quatrième trimestre 2018, selon l’Insee, il a enregistré une baisse sensible en Bretagne où le taux de chômage catégorie A (personnes sans aucun emploi) est passé de 7,6 % à 7,2 %, alors qu’il est de 8,5 % en France. La Bretagne et les Pays de la Loire ont les plus faibles taux de chômage du pays, l’attelage breton étant tiré par l’Ille-et-Vilaine (6,9 % de taux de chômage) alors que les trois autres départements se situent aux environs de 8 %. Ce sont les chiffres les plus bas depuis 2009.

De l’autre côté du miroir, il y a les offres d’emplois, celles comptabilisées par Pôle Emploi qui a recensé toutes les intentions d’embauches prévues cette année en Bretagne. Il s’agit d’une anticipation appelée à fluctuer selon la conjoncture mais le chiffre est impressionnant quand on le met en regard du nombre de demandeurs d’emplois. 136.000 offres, totalise Pôle Emploi dans la note qu’il a publiée ce vendredi, soit une hausse de 9 % par rapport à 2018. Elle est de + 6,9 % en Côtes-d’Armor, + 8,8 % dans le Finistère, + 10,2 % en Ille-et-Vilaine et + 10,4 % en Morbihan qui supplante pour une fois son voisin brétilien.

Si les offres sont aussi nombreuses, c’est en partie en raison de la relative faiblesse du chômage en Bretagne où, par corollaire, on manque de bras. Certains secteurs de service, notamment l’hôtellerie-restauration, sont en déficit chronique de main d’oeuvre depuis plusieurs années. Des agents d’entretien aux salariés de l’agriculture, de multiples offres restent insatisfaites et l’agroalimentaire est elle aussi très pourvoyeuse d’offres. Le secteur de la pêche souffre lui aussi puisqu’il affiche 850 offres d’emplois et, lors de son récent passage à Bruz, près de Rennes, Emmanuel Macron a pu mesurer à quel point la demande est forte dans les nouvelles technologies. D’après Pôle-Emploi, 1.600 postes d’ingénieurs et 1.300 de techniciens du numérique seront proposés cette année. Mais essentiellement dans la grande couronne rennaise.

René Perez
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