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Électricité. L’Ouest moins menacé qu’en 2012

Ca va tenir ? A chaque épisode de grand froid, la question se pose : le réseau électrique va-t-il supporter la forte demande qui se manifeste aux heures de pointe, vers 9 h le matin et 19 h le soir ? Elle se pose d’autant plus en Bretagne que la région se trouve en bout de ligne, comme la région Paca, et que la production locale est bien loin d’être à la hauteur de la consommation.

Ces épisodes sont particulièrement sensibles en France, pays européen qui a le plus recours au chauffage électrique et donc le plus exposé aux aléas climatiques. C’est encore plus vrai en Bretagne où la consommation a fortement augmenté en raison d’un solde démographique très positif, avec installation notamment de seniors qui ont tendance à pousser un peu plus le chauffage que les jeunes.

Ces températures glaciales entrainent une hausse sensible de la consommation mais selon les prévisions de RTE, ils devraient se situer aux environs de 92 gigawatts (92.000 mégawatts) mercredi et jeudi alors que les capacités moyennes de production de ces deux derniers mois se situaient à environ 96 MGW. Certes, trois centrales sont depuis peu à l’arrêt pour entretien mais il reste un peu de marge. Et ces prévisions sont encore loin de l’épisode glacial de février 2012 qui avaient duré une vingtaine de jours, pendant lesquels il n’y avait pas eu de dégel dans certaines régions françaises.

Durant cet épisode de 2012, la consommation était montée jusqu’à 102 MGW le 8 février, soit 10 MGW de plus que les prévisions pour les prochains jours. RTE avait importé de l’électricité des pays voisins, moins équipés en chauffage électrique et elle peut bien sûr y recourir dans les prochains jours, si besoin.

Et si vous n’avez pas en mémoire ce grand froid glacial de 2012, c’est normal. La Bretagne avait été la seule région épargnée par la froidure et les températures n’avaient été que de 3 degrés inférieurs à la moyenne habituelle alors que les – 20° avaient touché plusieurs autres régions. Cette fois, la Bretagne n’échappe pas au Moscou-Paris et sa bise mordante.

Pierre Vincent
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