Louis Le Duff, désigné récemment Chef d'entreprise franco-québécois de l'année, est aujourd'hui à la tête d'un groupe de 18.000 personnes qui vise les 2 milliards d'euros  (Photo Frank Fife)

Louis Le Duff, désigné récemment Chef d'entreprise franco-québécois de l'année, est aujourd'hui à la tête d'un groupe de 18.000 personnes qui vise les 2 milliards d'euros (Photo Frank Fife)

Economie. Trois Finistériens têtes d’affiche 2015

Joli podium. Vincent Bolloré, Gilles Falc’hun, Louis Le Duff. Ces trois Finistériens ont tenu la tête d’affiche de l’année 2015. Chacun dans son registre.

On ne sait pas exactement dans quel ordre il faut les faire figurer mais tous trois auront marqué l’Economie en 2015. Alors procédons par ordre d’apparition sur scène, avec le proteiforme Vincent Bolloré. Un jour prenant Canal+ à la hussarde, le lendemain faisant lui-même le représentant de commerce pour ses tramways et bus électriques montés à Quimper et s’en allant, deux jours plus tard, guerroyer du côté des jeux vidéos, en faisant une entrée en force dans les sociétés Ubisoft et Gameloft. Les pépites des frères morbihannais Guillemot, surpris et offusqués par cette manœuvre qu’ils jugent inamicale. Décidément, l’industriel et financier quimpérois est insatiable. Mais c’est surtout son coup de balai à Canal+ qui aura marqué les esprits, moins par la mise à l’écart de certains dirigeants historiques que par son assaut contre les indéboulonnables « Guignols de l’info ». Comment va-t-il redresser la situation et calmer la grogne des cohortes d’abonnés hurlant à la trahison ? Le monde des medias a les yeux braqués sur la chaîne cryptée.

Falc’hun au sprint

Dans un genre bien différent, Gilles Falc’hun est lui aussi une homme pressé. L’ex-coureur de 100 mètres va toujours très vite. Son parcours personnel comme la performance de son entreprise basée à Plouvien (29) portent la marque de cette capacité à enchaîner les projets et les acquisitions qui font de la SILL, qu’il dirige, un groupe comptant aujourd’hui plus de 1.000 salariés. Une trajectoire qui a valu à Gilles Falc’hun le titre de Chef d’entreprise français de l’année 2015, distinction qui a doublement réjoui la Bretagne. D’abord parce que ce dirigeant cultive l’art de la convivialité et de la qualité des rapports humains mais aussi parce que l’agroalimentaire de la pointe bretonne, ces dernières années, a été sévèrement secouée. Cette reconnaissance est un joli lot de consolation et un gage pour l’avenir de ce secteur d’activité.

Le Duff, trajectoire dorée

Troisième Breton de l’année, Finistérien lui aussi : Louis Le Duff, à la tête aujourd’hui d’un groupe visant les 2 milliards d’euros avec ses 18.000 salariés. Le natif de Cléder (29) vient d’être désigné Entrepreneur franco-québécois de l’année puisque son groupe est solidement implanté Outre-Atlantique. Comme un clin d’oeil rappelant que c’est à Montréal, où il était étudiant, qu’il ouvrit sa première crêperie avant de créer, à Brest en 1976, la première « Brioche dorée » qui allait peu à peu donner naissance à un réseau mondial, avec l’acquisition de nombreuses autres enseignes et un développement spectaculaire dans 80 pays auxquels vont bientôt s’ajouter plusieurs pays africains, comme vient de le faire savoir le dirigeant breton. Aujourd’hui leader mondial du Café Bakery, le groupe de Louis Le Duff, dont le siège est à Rennes, sert chaque jour un million de clients dans le monde !

Avec ce trio de dirigeants, le Finistère a été particulièrement bien représenté cette année.

Julien Perez
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider