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Doux va monter en gamme

La crise de l’agriculture française oblige toutes les producteurs concernés à se poser la même question : faut-il alléger les productions brutes pour aller vers des produits plus élaborés, collant mieux à l’image du Made in France ? C’est une interrogation récurrente dans l’ensemble de l’agroalimentaire breton et la société Doux espère y trouver une voie de salut.

Spécialisée dans le poulet congelé, destiné essentiellement au Moyen-Orient, l’entreprise bretonne qui emploie 500 salariés à Châteaulin (Finistère) et 300 à Chantonnay (Vendée) est à nouveau confrontée aux assauts d’une concurrence mondiale féroce, orchestrée notamment par les Brésiliens qui disposent de conditions de production de poulets à faibles coûts, combinées à une monnaie dont les accès de faiblesse (- 10 % sur un an) sont ici un atout considérable.

Reprise l’an dernier par le groupe Terrena, après avoir frôlé le pire, la société finistérienne semblait avoir retrouvé une santé durable mais les soubresauts du marché mondial sont tels qu’il a fallu réduire les cadences de production dans les usines et supprimer des équipes de nuit.

Demande mondiale plus exigeante

Cette fois pas question d’attendre un retournement de tendance sur le marché mondial ou une pression moins forte des acteurs brésiliens. La société finistérienne saute le pas en décidant d’entamer une montée en gamme avec des produits plus élaborés, comme les saucisses de poulets qui sont actuellement en vogue ou de garantir des poulets sans OGM et sans antibiotiques à une demande mondiale qui, elle aussi, monte en gamme dans le niveau de ses exigences sanitaires ou de qualité gustative.

Chez Doux, le virage semble aujourd’hui inéluctable. Il devrait se traduire, dès cet été, par le lancement de produits répondant à ce saut qualitatif.

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