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Doux. Urgent de changer le modèle économique

Le groupe Doux (1.500 emplois directs, 5.000 indirects) doit faire face à nouveau à des vents contraires. Ils soufflent du Moyen-Orient, premier marché de cette entreprise bretonne principalement axée sur l’export, avec l’Arabie Saoudite pour premier débouché de son poulet export.

C’est dans ce pays dont elle est étroitement dépendante, que la société subit de nouvelles secousses. Avec des pertes très importantes liées à la féroce concurrence que livrent les concurrents brésiliens. Selon la direction du groupe Doux, ils se livreraient à « un véritable dumping sur les prix, allant jusqu’à moins de 30 % en un an ». Il est vrai que le Brésil, actuellement en récession profonde, économique et sociale, cherche par tous les moyens à faire entrer des devises pour enrayer une spirale très inquiétante, quitte à vendre à perte pour tuer le concurrence.

Dans ce contexte, la situation n’est « plus tenable » pour le groupe Doux. Ses dirigeants sont venus le dire sans détours, ce mercredi, lors d’un comité central d’entreprise où ils ont fait part des difficultés de la société et évoquer les trois mesures à mettre en place d’urgence.

– Monter en gamme sur les produits innovants à l’export pour valoriser l’origine France au Moyen-Orient et développer le marché africain. Cela nécessiterait d’investir pour doubler la capacité de production du site de Quimper.

– Entrer sur le marché européen en pleine croissance du Halal frais de qualité sur lequel Doux est absent. Il faudrait pour cela investir sur le site de Chantonnay en Vendée.

– S’allier avec un opérateur européen aux coûts plus faible pour regagner de la compétitivité sur l’offre d’entrée de gamme et ainsi faire face à la concurrence sur les marchés historiques.

Les dirigeants du groupe indiquent que « ce projet nécessite un investissement important que les actionnaires ne seront probablement pas en mesure de soutenir seuls, d’un point de vue opérationnel et financier ». Ils disent être à la recherche active de partenaires financiers, avec le soutien de l’État et des collectivités locales.

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