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La glorieuse épopée des discothèques bigoudènes

Même France-Culture est venu cette semaine aux nouvelles en posant ses micros… Il se passe vraiment quelque chose, en Pays Bigouden, dans le sillage du documentaire « L’épopée des discothèques en Pays Bigouden ». La sortie de ce film, réalisé par deux jeunes Bigoudens, Vincent Le Gall et Sebastien Kerdranvat, a suscité un engouement inattendu dans la génération des seniors mais aussi chez les jeunes, curieux de connaître ces temps-là, entrés dans la légende bigoudènes comme les mines ou l’aciérie se sont inscrites dans des régions industrielles.

Car ici, dans les années 60-70-80, les grandes spécialités, c’était la pêche et les boites. Pas celles où on met les sardines. Non, les boites de nuit, les discothèques qui avaient fleuri comme pâquerettes dans les champs en hissant le Pays bigouden au top du top puisque c’était alors la région comptant la plus grosse concentration d’établissements de toute la France.

15 Discothèques sur 30 kilomètres

Ici on venait de loin et la réputation des lieux se faisant de plus en plus large, les boules à facettes et les sièges en sky se multiplièrent dans tous le secteur avec des noms qui chantent encore dans les mémoires. Le Menhir, le Fournil, la Calao, le Tanagra, le Trou, la Chaumière, le Marquis, le Blue Night, le Diapason… Et d’autres. Une bonne quinzaine de discothèques dans un rayon de moins de trente kilomètres, ce qui faisait beaucoup de son par habitant et des furieux samedis à paillettes et chemises à jabot. Le bal à papa avait été supplanté et les discothèques balayaient tout, attirant même quelques grands noms de la chanson comme Dick Rivers, Martin Circus, Demis Roussos ou le débutant Daniel Balavoine.

Quand les Parisiens débarquaient l’été, ils n’en croyaient pas leurs oreilles, découvrant que ces ploucs de Bretons passaient des soirées délirantes et des nuits ravageuses dans une ambiance plus délurée que dans la capitale.

C’est complet !

Au fil de trois générations, les échos de ces temps bénis se sont tellement transmis de bouche à oreille que deux jeunes Bigoudens ont donc décidé de remonter le temps. En partant à la pêche aux documents, aux témoignages et aux petits films d’époque, Vincent Le Gall et Sébastien Kerdranvat ont réalisé un long métrage retraçant cette belle épopée. Et ils ont été les premiers surpris de l’engouement suscité par ce film dans tout le Pays bigouden et même au-delà. Partout ou presque, les salles bigoudènes ont affiché complet pour la projection de ce document qui a déjà été vu par plusieurs milliers de spectateurs. Après les salles de ciné, ce sont maintenant des bars ou des restaurant qui accueillent ce film, comme à La Pergola (Quimper) cette semaine où les échos du disco ont mis une ambiance folle autour du maître des lieux, Georges Perez, qui fut jadis l’un des grands disc-jockeys des nuits bigoudènes, passé des platines aux pizzas avec une dextérité toujours intacte.

Tout cela valait bien que France-Culture vienne aux nouvelles, pour partir sur les traces de la grande épopée des discothèques bigoudènes…

Pierre Vincent
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