nddl

Notre-Dame-des-Landes. Les Zadistes prêts au bras de fer

La fin de e la trève hivernale ne s’annonce pas de tout repos du côte de Notre-Dame-des-Landes. Là où l’État annonce souhaiter l’apaisement et la concertation, les Zadistes répondent de façon radicale. Selon eux, la rencontre organisée mardi à la préfecture, a été « loin de marquer l’ouverture d’une négociation apaisée avec l’État mais plutôt le début d’un long bras de fer sur l’avenir de la Zad ».

Pour les Zadistes, il n’y a pas d’alternative. Ils se considèrent comme « seuls légitimes aujourd’hui à mettre en œuvre un projet cohérent pour ce territoire, en assurant la pérennisation des habitats, l’impulsion d’une dynamique agricole inédite et le soin apporté aux questions environnementales ».

En face, ce discours ne passe pas. Le Département veut confier les 1650 hectares de l’ex-emprise aéroportuaire à la Chambre d’Agriculture pour la mise en œuvre d’un véritable projet agricole. Mais en l’occurrence, le Département préfère laisser l’État en première ligne pour régler la problème posé par la détermination des Zadistes.

La préfète de Région Pays-de-la-Loire a été, elle aussi, très ferme. Elle a fait savoir qu’une opération d’expulsion pourrait prochainement cibler « les occupants refusant de s’inscrire dans l’état de droit » au terme de la trève hivernale. Les Zadistes rétorquent que toute tentative d’expulsion ferait l’objet d’une réaction forte et immédiate, en rappelant la mobilisation du 10 février marquant la célébration de l’abandon du projet. 30.000 personnes selon eux, trois fois moins selon la préfecture.

Autant dire que des deux côtés on montre ses muscles avant la rencontre du 19 mars qui doit réunir des représentants de l’État, du département, des élus, des syndicats agricoles et des associations. Comme ils l’avaient promis, les occupants du site ne sont pas prêts à lâcher l’affaire. Mais l’État vient de montrer à Bure, site de prochains enfouissements nucléaires, qu’il n’est pas du tout décidé à voir la situation lui échapper. Et que la fermeté est aujourd’hui de mise.

Pierre Vincent
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider