barrage

Côtes-d’Armor. Barrage hydro-électrique cherche preneur !

Depuis quatre ans, le barrage du Pont-Rolland, situé sur l’estuaire du Gouessant, à l’est de Saint-Brieuc, ne produit plus d’électricité. Mais son entretien coûte près de 50.000 euros par an ! L’Etat, propriétaire des installations a donc décidé de mettre en vente cet encombrant édifice et la préfecture des Côtes-d’Armor vient de lancer l’appel d’offre.

Une reprise pas évidente, d’autant qu’il est souhaité que l’éventuel repreneur « favorise la continuité de la production d’hydroélectricité ». Cette volonté s’explique car la Bretagne est en situation de fragilité électrique, notamment lors des pics de consommation et ne produit que 13% de l’électricité qu’elle consomme. Et lorsqu’elle était en service, l’usine du barrage permettait de rendre service dans ces moments critiques. La production annuelle représentait près de 7% de le consommation de la commune de Morieux et 1,5% de celle d’Hillion, les deux communes sur lesquelles le barrage avait été construit dans les années 1930.

Pour l’instant les repreneurs ne se bousculent pas au pied du barrage !. Les conditions imposées par l’appel d’offre risquent il est vrai de freiner les enthousiasmes.

Le département pas intéressé

La préfecture fait en effet savoir que « la meilleure offre sélectionnée devra garantir la continuité de la production hydroélectrique ; le rétablissement de la continuité écologique et du débit réservé sur le barrage; la sécurité de l’ouvrage ou encore le maintien de la qualité paysagère et architecturale du site ». Sur ce dernier point, les militants écologistes se montrent particulièrement attentifs. Depuis quelques mois, ils font signer une pétition par laquelle ils demandent à l’Etat « de réquisitionner EDF pour reprendre la production électrique ». Si ce n’était le cas, ils souhaitent « que le conseil départemental se porte acquéreur du barrage et de l’usine afin que la production d’électricité perdure ». Le département a déjà prévenu qu’il n’était pas intéressé.

Les éventuels repreneurs ont jusqu’à mars 2018 pour faire une offre. Faute de client, au grand dam des pêcheurs qui ont aussi fait savoir qu’ils tenait à ce plan d’eau, il ne restera qu’à démolir l’ouvrage… pour un coût estimé entre 500.000 et un million d’euros.

Patrick le Nen
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider