Coquilles saint-jacques. Stocks abondants mais demande faiblarde

La campagne de coquilles saint-jacques 2018-19 s’est achevée sur un bilan contrasté. En baie de Saint-Brieuc comme en baie de Seine, les apports ont été supérieurs à la campagne précédente. Mais les prix, en revanche, sont restés plutôt à marée basse.

La campagne s’était pourtant ouverte sur une note très optimiste, pondue par l’Ifremer. Selon l’institut de la mer, le stock de coquilles saint-jacques s’élève à 25.000 tonnes dans la baie de Saint-Brieuc, un niveau jamais atteint depuis 1973. Et en baie de Seine, le stock est estimé à 63.000 tonnes, sauf dans le secteur ouvert à la concurrence où se sont déroulées de véritables batailles navales entre bateaux normands et anglais, pour non respect des règles de gestion par les pêcheurs d’outre-Manche.

Donc les stocks sont très rassurants. Et les apports ont été fermes et réguliers tout au long de la campagne. 5.600 tonnes en baie de Saint-Brieuc soit une hausse de 12 % par rapport à la campagne précédente. Avec autorisation de cinq jours de pêche supplémentaires, compte tenu des évaluations très optimistes effectuées par l’Ifremer.

Mais les prix, à l’inverse, ont été à la baisse, en raison notamment de la fermeté de ces apports, plus encore en baie de Seine où la pêche a été particulièrement fructueuse, entraînant corrélativement une pression à la baisse sur les prix. Elle a touché tous les secteurs, y compris celui de Saint-Brieuc affecté par les excédents normands.

Face à cette offre relativement abondante, la demande n’a pas suivi, notamment à Noël où elle a été faiblarde. On ne mettra pas ça sur le compte des gilets jaunes mais il faut croire que l’ambiance générale a pesé sur ce produit encore considéré comme « de luxe ». C’est d’ailleurs surtout auprès des restaurateurs que les professionnels doivent faire des efforts de communication. Nombre de chefs considèrent encore ce produit comme coûteux et compliqué. A la filière de prendre les choses en main pour valoriser la coquilles, maintenant qu’elle a l’assurance que le stock est abondant et que les apports sont garantis pour un bon moment. A condition, bien sûr, que les règles de gestion soient respectées

René Perez
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