Coop Breizh : « On résiste, car on y croit ! »

Coop Breizh est une institution dans le monde traditionnel breton, que ce soit à travers la production et la diffusion de musique, mais également, de livres et de produits divers. Basée à Spézet dans le centre-Finistère, la petite entreprise, créée en 1957, subit elle aussi les méandres d’une industrie musicale en déclin, mais se refuse à rendre les armes.

Une identité forte qui fait ses preuves

On le sait, la Bretagne reste très vivante culturellement et c’est à travers sa tradition que celle-ci continue de briller et de rayonner nationalement. Et sur ce point, Coop Breizh tient le haut du pavé ! A la tête de 25 salariés, Anne-Laure Marteau, la directrice, a également su diversifier l’activité de la société. Avec un chiffre d’affaires variant entre 3,8 et 5 millions d’Euro/ans depuis une dizaine d’années, Coop Breizh revendique aujourd’hui près de 8.000 références. Avec deux boutiques, à Quimper et surtout à Lorient qui reste le fer de lance, et un site Internet en plein essor, l’entreprise a aussi compris que le contact avec son public est primordial.

Ancré sur un marché toujours adepte du CD

Si la nouvelle génération a opté pour le tout numérique, Coop Breizh ne l’entend pas de cette manière et reste fidèle à sa clientèle, toujours attachée au support physique. Bien sûr, il est possible de télécharger les productions de Coop Breizh sur les diverses plateformes. Sur ce point, Anne-Laure Marteau est très lucide : « Les artistes les plus téléchargés (illégalement ou pas) sont Denez Prigent, Dan Ar Braz ou encore Tri Yann »… A savoir, les grosses locomotives ! Cependant, le cœur de cible reste très lié au support digital, même si la vente de disques a été divisée par deux sur les dix dernières années.

Le numérique n’est pas la priorité du moment

Chez Coop Breizh, le disque physique reste la référence et la principale activité. Passer au numérique impliquerait l’emploi d’une personne à plein temps, ce qui représente un frein à l’entreprise. C’est pour cette raison qu’elle sous-traite pour ce support. Car avec 4/5 productions pures et tout autant de licences, Coop Breizh fait le constat que le téléchargement ne compensent pas le digital au niveau du chiffre d’affaires, et que le marché de la musique traditionnelle reste fidèle au CD. Une démarche qu’Anne-Laure Marteau justifie : « On résiste, car on croit toujours au disque physique ! ».

Une tradition qui mène toujours à l’ouverture

Coop Breizh développe les artistes traditionnels bretons œuvrant dans les festoù-noz notamment et, à travers son label Avel Ouest, propose également de la musique Jazz, Blues ou Electro. Celle-ci, sans connotation bretonne mais jouée par des musiciens bretons, permet une ouverture culturelle nécessaire et qui donne la preuve que ce terroir reste très divers et riche d’inspiration. Le Breton a toujours été un voyageur sans frontière, et sa culture actuelle parle d’elle-même et a de beaux jours devant elle !

 

François Alaouret

Bretagne Bretons
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider