Commerce. Les affaires plombent les affaires !

Affreux ! Pour les commerçants de la pointe bretonne, ce premier trimestre va rester dans les annales. Si l’on excepte la prospère agglomération rennaise, les échos qui remontent des commerces des centres-villes de l’Ouest breton ont de quoi donner quelques frissons à leurs experts comptables. Il faut remonter loin pour trouver un début d’année aussi morose car même les soldes n’ont pas bien marché.

Il faut croire que dans le climat actuel, le consommateur moyen a le moral un peu de guingois car la consommation, on le sait, c’est d’abord et avant tout une question de confiance. Or cette campagne présidentielle parfois calamiteuse n’est pas de celle qui vous remonte le moral et vous donne du crédit sur l’avenir. Les affaires qui émaillent cette présidentielle ont de toute évidence tendance à plomber les affaires. Envie de rien… Certes, les campagnes électorales ne sont jamais très porteuses avec des effets de report pratiquement toujours manifestes. Mais cette fois, c’est toute l’ambiance du pays qui est visiblement altérée par l’atmosphère de cette campagne où les programmes passent au second plan, laminés par les soupçons et les anathèmes.

Parmi les thèmes qui réussissent à émerger, l’ISF est l’un des plus clivants. Fillon, Macron et Hamon veulent le remplacer ou le réformer en profondeur tandis que Marine Le Pen et Mélenchon sont plutôt favorables à son maintien sous sa forme actuelle. On en parle beaucoup. Mais que représente-t-il au total ? Moins de cinq milliards d’euros. Une goutte d’eau en comparaison de la TVA, l’impôt sur la consommation, qui a rapporté à l’État 145 milliards l’an dernier. Presque trente fois plus. C’est dire si le budget de la Nation s’accommode mal de ces périodes électorales néfastes à la consommation, surtout si elle dure près d’un an comme celle que nous vivons, des primaires aux futures législatives.

Ce premier trimestre est enfin terminé. Samedi, pour le 1er avril, il n’y a pas eu beaucoup de poissons mais le soleil était là et dans les zones touristiques, le regain d’affluence était en hausse sensible. Il était temps !

René Perez
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