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CMB Arkea. Le soutien de l’ex-président

Dans le bras de fer qui oppose le CMB-Arkea à la Confédération nationale du Crédit mutuel, les dirigeants de cette instance reprochent à ceux de la banque bretonne de s’être lancés dans une aventure personnelle et irresponsable. Cette démarche contrevient-elle aux valeurs de la banque mutualiste ? Dans ce débat qui a pris une ampleur nationale, l’ex-président du CMB-Arkea, Georges Coudray, a décidé d’intervenir, dans le quotidien Ouest-France, pour apporter son soutien aux dirigeants de la banque bretonne qu’il a dirigée pendant 17 ans.

L’ex-président relève notamment que « les mêmes personnes sont à la tête de la Confédération nationale du Crédit mutuel et du CM11-CIC (au total, 11 fédérations du Crédit Mutuel, sur la façade Est de la France) . Par la loi, la Confédération nous contrôle. Or nous sommes de plus en plus concurrents avec le CM11-CIC, avec les crédits à la consommation ou l’assurance. Comment imaginer qu’un concurrent contrôle ainsi son concurrent ?. Ce n’est pas possible. La seule solution, c’est notre indépendance. Nous n’avons rien contre les autres fédérations du Crédit Mutuel mais qu’on nous laisse agir ».

« Le processus de centralisation dicté par la Confédération nationale, poursuit Georges Coudray, porte directement atteinte à la liberté d’Arkéa. En voulant, par exemple, imposer des limites de risque de crédit identiques à tous les groupes de Crédit Mutuel, la Confédération pénalise notre capacité d’investissement au service des entreprises et de ses territoires ».

A propos de la perte de la marque Crédit Mutuel, l’ex-dirigeant estime qu’on « peut être banque coopérative sans s’appeler Crédit mutuel. Nous resterons bien sûr une banque coopérative et mutualiste, en demeurant rapides et agiles, ce qui n’est pas le cas d’un gros groupe lorsque tout remonte à Paris. C’est pour cela que nous sommes en avance sur le crédit à la consommation ou la banque en ligne ».

A l’inverse, « le collectif des mutualistes bretons inquiets » dénonce ce projet d’indépendance et poursuit ses actions, notamment par une campagne sur le net. Ses responsables indiquent que la pétition en ligne a déjà recueilli 20.000 signatures.

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