Cléguer. De la coquille d’huîtres dans mon imprimante

A Cléguer, l’usine de Kervellerin valorise les matières premières naturelles : algues, huîtres, coquilles Saint-Jacques et crépidules entrent ainsi dans la composition de produits pour la cosmétologie, la parapharmacie, les compléments alimentaires pour animaux ou encore le traitement de l’eau.

Toujours en quête d’innovation, l’usine de Kervellerin travaille aussi sur la création d’un fil pour imprimante 3D à base de poudre de coquilles d’huîtres. Un concept séduisant pour le laboratoire Limat B de l’Université de Bretagne-Sud, partenaire du projet, qui cherche de nouveaux matériaux pour alimenter ses imprimantes 3D en remplacement des agrégats terrestres de carrière, matière non renouvelable.

Avec la poudre de coquille d’huître, les ingénieurs améliorent la rigidité de leur matériau, initialement trop souple, et l’esthétique des objets imprimés. Ils trouvent aussi un approvisionnement local puisque l’usine se fournit en huîtres dans le Morbihan : chaque année, l’entreprise collecte ainsi 4 000 tonnes de coquilles d’huîtres pour extraire 2 000 tonnes de poudre que l’on retrouve dans les peintures routières, les cosmétiques, les polymères plastiques et l’alimentation animale. Pionnière dans le domaine, Martinie Le Lu, gérante de l’usine de Kervellerin, sera présente à la Villa Shamengo lors de la COP 21 à Paris. Produit prometteur, le filament biodégradable en coquille d’huîtres pour imprimante 3D intéresse déjà deux industriels qui devraient le commercialiser dans les prochains mois.

Anne-Laure Jaouen
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