Le chocolat brestois décroche le pompon nippon

Ca va ? Vous n’avez pas encore fait une indigestion de chocolat ? Dans la panoplie des boites que vous voyez défiler en cette période de fête, vous avez peut-être été tentés par cette jolie trouvaille brestoise chocolatée, le Pompon. Et vous savez pourquoi on l’appelle comme ça ? Parce que ce chocolat représente un pompon. Incroyable, non ?

Eh oui, c’est le fameux pompon des marins qui a disparu de Recouvrance et de la rue de Siam, ce pompon que les jeunes femmes aimaient toucher tant il avait la réputation d’être un meilleur porte-bonheur que le fer à cheval et la crotte de chien réunis, ce pompon qui semblait posé comme une cerise sur un gâteau à la vanille, ce pompon qui symbolisait le service militaire, les bateaux gris et la mer qu’on voit danser et qui se mettait à tanguer quand à la nuit venue, les pompons s’en allaient valser dans les estaminets du port.

Envolé le pompon. Sauf sous la forme de ce chocolat brestois qui, en 2014, a décroché le titre de meilleure spécialité chocolatée de France octroyé par l’Académie nationale de cuisine. C’est moins prestigieux que l’Académie française mais on mange mieux.

Chocolat noir et caramel au beurre salé

Or donc, le Pompon brestois trace sa route depuis sa création, en 2012, par Pierre Le Petitcorps jusqu’à l’escale, cette année, au Salon national du chocolat à Paris. A cette manifestation internationale on vient parfois de très loin. Et c’est ainsi que des Japonais ont fait la connaissance du Pompon brestois et de sa recette magique : du caramel au beurre salé délicatement fourré dans du chocolat noir avec une forme de pompon pour faire joli.

Banzai ! Ont dit les Nippons en goûtant le Pompon, fondant sur les boites comme des frelons asiatiques sur les ruches de nos butineuses. Ce n’est point tant le chocolat que le caramel au beurre salé qui les a mis en transes, au point qu’après un second contact à Brest, le marché a été conclu avec une société nippone. 30.000 Pompons partent pour le Japon en ce début 2017 où ils seront en vente dans plusieurs villes. Et du côté brestois, on espère que l’accueil sera aussi délirant que dans ce dessin animé où des Japonais goûtaient, pour la première fois, au kouign-aman….

Pierre Vincent
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