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Le chanvre, la prochaine révolution ?

Mais des blocages persistent...

Un seul site de défibrage en Bretagne. Les pouvoirs publics mis à part, c’est aussi faute d’outil de première transformation que la Bretagne peine à faire décoller le chanvre. « Pour rentabiliser une chanvrière, il faut compter une production de 1000 hectares », explique Gérard Lenain.

C’est donc sur de plus petites unités, moins onéreuses, qu’il faut tabler: « Des process sont en route, plus très loin d’aboutir dont un atelier de fabrication de briques (marché en pleine croissance) fondé sur le modèle de circuit-court, et près duquel se construirait un atelier de défibrage en conséquence du volume », indique l’administrateur de Construire en chanvre.

Récolte capricieuse en Bretagne

Autre point : bien que sa culture soit particulièrement facile et abondante, la pluviométrie du mois de septembre reste un frein, rendant la récolte du chanvre un brin plus capricieuse en Bretagne qu’ailleurs, récolte d’ailleurs fastidieuse dans son ensemble et qui nécessite également un lourd investissement dans des séchoirs.

Enfin, ce sont les techniques de transformation qui pêchent. Si elles vont demander accompagnement et formation pour que le chanvre réussisse à supplanter d’autres matières, c’est justement de technicité dont il est aussi question, donc de savoir-faire et du caractère onéreux de sa transformation.

En découlent des prix supérieurs qui rendent certains produits inaccessibles aux classes moyennes, donc un manque de prescriptions, pour le moins dans le secteur du bâtiment. Car nous verrons comment L’Chanvre a su tirer son épingle du jeu dans les secteurs cosmétique et alimentaire.

 

Manon Motir
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