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Louis Mauffret, Tegwen Mauffret, et Yann Mauffret

Le Chantier du Guip bichonne les bateaux de la Marine nationale

C’est officiel, le Chantier du Guip vient de re-signer pour 4 ans à la maintenance de 7 unités en bois de la Marine nNationale. Parmi elles, les goélettes jumelles Belle-Poule et Etoile, le yawl Grande Hermine ou encore le dundee Mutin. Zoom sur un petit chantier naval de l’île aux Moines venu s’installer provisoirement à Brest… pour ne jamais en repartir.

C’est bien connu, sur le port de Brest, quai Malbert, les charpentiers du Chantier du Guip construisent et restaurent des unités emblématiques du patrimoine maritime. La première à avoir vu le jour dans le port finistérien, c’est la Recouvrance. On ne vous apprend rien : la goélette aviso a été construite à l’occasion du concours « Bateaux des côtes de France », lancé par la revue Chasse-Marée. C’est à cette occasion que ce petit chantier né sur l’île aux Moines s’installe provisoirement sur le port de Brest, au début des années 90. La coque de la Recouvrance a été mise à l’eau en grande pompe durant les Fêtes Maritimes Internationales de Brest 1992, puis nos charpentiers ont terminé leur œuvre les années suivantes.

De l’île aux Moine à Brest

Fort d’un savoir-faire ancestral devenu rare et d’une connaissance remarquable des bateaux du patrimoine, le Chantier du Guip finira par devenir une institution à Brest, mais aussi dans le monde. A tel point qu’au départ de son fondateur Paul Bonnel, Yann Mauffret, son frère Louis et son fiston Tegwen, devenus actionnaires, déplacent le siège du chantier à Brest-même. L’île aux Moines accueille toujours quelques bateaux, mais le nerf de la guerre se joue désormais à Brest. Les locaux se sont agrandis pour accueillir des monstres de bois venus d’Argentine, ou encore des légendes, à l’instar d’un certain Pen Duik. C’est indéniable : le Chantier du Guip est devenu un ambassadeur incontournable de la vie portuaire brestoise.

Charpenterie navale de la Marine

Un des prestigieux contrats du Chantier du Guip reste le maintien en conditions opérationnelles des unités en bois de la Marine Nationale. Ce contrat est renouvelé tous les 4 ans depuis 2008. Si le Chantier gère toute la partie bois, c’est le Groupe Navtis qui se penche sur toute la partie mécanique, chaudronnerie ou encore électrique. Les deux pros des bateaux interviennent main dans la main pour entretenir des embarcations fragiles qui relèvent du patrimoine maritime national. La Belle-Poule et sa jumelle L’Etoile, de Mutin, le Feu-Follet et trois vedettes préfectorales vont donc se faire une beauté au cours des 4 prochaines années, avec un cahier des charges très cadré.

Fanny Degorce
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